
François Ruffin, député LFI de la Somme ©Wikimedia Commons
François Ruffin, député de la Somme et ancien membre de La France Insoumise (LFI), a officiellement manifesté son intérêt pour l’élection présidentielle de 2027. Dans les colonnes du Figaro, mercredi 2 avril, l’ancien insoumis s’est livré à un entretien sur les prochaines échéances électorales. Cette ambition s’est concrétisée à travers la publication de son ouvrage «Itinéraire. Ma France en entier, pas à moitié», dans lequel il développe sa vision d’une gauche universelle, débarrassée des clivages identitaires qui marquent la stratégie de LFI. Son initiative politique, qu’il appelle «Notre France», vise à rassembler les classes populaires et moyennes autour d’un discours social et économique pragmatique, cherchant à renouer avec un électorat désabusé par les divisions internes de la gauche. Pour donner corps à cette démarche, Ruffin s’appuie sur son microparti Picardie Debout! et sur une plateforme numérique revendiquant près de 400.000 inscrits.
Poursuivre sa rupture avec Jean-Luc Mélenchon
L’ancien journaliste a également renforcé sa légitimité politique en dénonçant ce qu’il considère comme «la faillite des élites», multipliant les critiques envers les figures du pouvoir, notamment Emmanuel Macron et Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel. Son discours, teinté d’une rhétorique sociale-musclée, entend reconquérir les ouvriers et les classes populaires qui ont progressivement basculé vers le Rassemblement National. Lors d’un meeting à Montreuil, il a réaffirmé sa volonté de mener une campagne de terrain, rejetant la stratégie d’une «gauche segmentée» qu’il attribue à Mélenchon. Ce dernier se concentrant uniquement sur la jeunesse des banlieues et le vote communautaire. L’ambition de Ruffin est de proposer une alternative capable de concurrencer directement Jordan Bardella. Cette volonté de s’opposer frontalement au RN s’est traduite par des actions symboliques. Il a également pointé du doigt les affaires judiciaires du RN, rappelant que «des millions d’euros détournés» ne sauraient rester sans conséquences politiques.
Beaucoup de bonne volonté mais peu de soutiens
Malgré un positionnement entre la gauche radicale et la social-démocratie, le chemin vers une candidature solide reste incertain pour François Ruffin. Son projet repose sur la constitution d’une coalition large, mais il ne dispose pas encore d’une infrastructure politique robuste. Nicolas Sansu, député communiste du Cher, a résumé cette difficulté en estimant que Ruffin était «un très bon canasson, mais sans écurie». Pour surmonter cet obstacle, le député de la Somme multiplie les réunions et rencontres publiques, tentant de rallier des figures écologistes, socialistes et communistes à sa cause. Son objectif affiché est de structurer une dynamique citoyenne au-delà des partis traditionnels, afin de peser dans la course à l’Élysée. Si son départ de LFI lui permet d’élargir son audience, il lui faudra encore prouver sa capacité à imposer une alternative crédible à gauche, dans un paysage politique morcelé. Les prochains mois seront décisifs pour évaluer si cette «gauche universelle» peut réellement s’imposer comme une force présidentielle viable en 2027.
Les Français ne veulent pas d’un étron comme président !!!
Il est pas trop mauvais car intègre, mais malheureusement peu crédible…
ET puis les sosso vont le trahir comme d’habitude…
Alors que les escrolo se rapprochent de lfi ( le fion islamiste ) ! 🙁