
Taxi, image d'illustration ©AdobeStock
Véronique B., une conductrice de taxi de 52 ans originaire de Néoules, a comparu mardi 27 mai devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour escroquerie à la CPAM et blanchiment aggravé. Selon l’accusation, elle aurait orchestré une fraude massive pendant plusieurs années. En effet, elle aurait facturé des transports médicaux fictifs à différentes caisses d’assurance maladie. Le montant de la fraude est estimé à 2,3 millions d’euros.
Le phénomène des «patients fantômes»
Les faits, commis entre 2019 et 2024, ont été mis au jour par les services de contrôle de la Sécurité sociale. Ils ont été alertés par des remboursements répétitifs concernant une «patiente fantôme». Les transports prétendument réalisés reliaient le Puy-de-Dôme à Marseille, pour une somme totale de 256.000 euros. C’est ce montant qui a éveillé les soupçons de la CPAM. L’enquête menée par la brigade de recherches de Brignoles a permis de retracer un système frauduleux bien rodé. De plus, celui-ci était appuyé par de fausses déclarations régulières.
Au total, plusieurs organismes ont été escroqués. Ainsi, on compte la CPAM Roubaix-Tourcoing pour 1,3 million d’euros, la CPAM du Var pour 282.000 euros, la MSA pour 412.000 euros, et la CNMSS pour 94.000 euros. Les sommes versées atterrissaient sur le compte bancaire personnel de Véronique B.. Elle les utilisait pour financer un train de vie confortable. L’accusée aurait notamment acheté comptant un appartement pour sa fille et investi dans une salle de sport à La Farlède. En outre, elle a aussi réalisé plusieurs placements financiers lucratifs.
Un train de vie luxueux
Les enquêteurs ont pu saisir une partie importante de ces avoirs. Selon Var Matin, il s’agit notamment de deux licences de taxi (estimées à 400.000 euros chacune), six voitures, deux motos, du matériel de sport et l’appartement acquis grâce à la fraude. Tout ceci pour une valeur totale de 1,37 million d’euros. Placée sous contrôle judiciaire depuis octobre 2024, Véronique B. a l’interdiction d’exercer toute activité de transport sanitaire.
Elle encourt une peine de sept ans d’emprisonnement et 750.000 euros d’amende. Son avocate, Me Cécilia Cabri, avait demandé un renvoi de l’audience en février pour mieux préparer sa défense. Néanmoins, la date choisie pour le procès coïncide avec une mobilisation nationale des taxis contre la réforme du financement des transports médicaux. cette affaire renforce le malaise dans la profession. Ce dossier suscite l’indignation des caisses d’assurance maladie. Cela relance aussi le débat sur les contrôles de facturation dans le secteur du transport sanitaire. À la barre, Véronique B. pourrait devoir expliquer comment une telle fraude a pu se maintenir aussi longtemps sans être repérée, ni par les services payeurs, ni par ses confrères.

Après ,il ne faut pas s étonné que nous soyons moins bien remboursée auprès de la cpam,c’est facile d,avoir un bon train de vie sur le dos du contribuables. J,espère que la justice va être sévère, tout les biens saisie et vendus pour rembourser la fraude.Madame vous avez jouée et perdue maintenant il faut rembourser.