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La période des régularisations fiscales approche et le nombre de contribuables concernés par un reliquat d’impôt sur le revenu a considérablement augmenté cette année. Cette hausse s’explique notamment par un décalage entre l’évolution des salaires et l’indexation du barème fiscal, créant une situation inédite pour des millions de foyers fiscaux français.
Un nombre record de foyers concernés par un reste à payer
En 2025, 13,1 millions de foyers fiscaux français devront s’acquitter d’un solde d’impôt sur le revenu. Ce chiffre marque une augmentation significative par rapport à l’année précédente où 9,8 millions de contribuables seulement étaient dans cette situation.
Le montant moyen de ce reliquat s’élève à 1901 euros, un chiffre en baisse par rapport aux 2127 euros réclamés en moyenne l’an dernier.
Des causes multiples expliquant ces régularisations
Plusieurs facteurs expliquent pourquoi tant de contribuables doivent payer ce complément d’impôt.
D’une part, certains foyers ont bénéficié d’une avance de réduction ou de crédit d’impôt trop importante en janvier 2025, nécessitant un ajustement.
D’autre part, de nombreux contribuables n’ont pas modifié leur taux de prélèvement à la source après avoir connu une augmentation de revenus, créant ainsi un décalage entre l’impôt prélevé et celui réellement dû.
Un écart croissant entre l’évolution des salaires et la revalorisation du barème fiscal
L’augmentation du nombre de foyers concernés s’explique principalement par un déséquilibre entre la progression des revenus et l’ajustement du barème de l’impôt.
Selon les données de la Dares, le salaire mensuel de base dans le secteur privé a augmenté de 2,8% en 2024, tandis que les tranches du barème de l’impôt sur le revenu n’ont été revalorisées que de 1,8%.
Ce différentiel de 1% a poussé de nombreux contribuables dans des tranches d’imposition supérieures ou a augmenté leur taux marginal d’imposition, générant mécaniquement un impôt supplémentaire à payer.
Modalités de prélèvement du reliquat
L’administration fiscale a prévu un calendrier précis pour le recouvrement de ces sommes.
Des prélèvements échelonnés selon le montant
Pour les montants inférieurs à 300 euros, le prélèvement sera effectué en une seule fois en septembre 2025 sur le compte bancaire communiqué à l’administration fiscale.
Pour les sommes plus importantes, dépassant les 300 euros, le reliquat sera divisé en quatre prélèvements mensuels étalés de septembre à décembre 2025, offrant ainsi une certaine souplesse aux contribuables concernés.
Des remboursements pour 13,2 millions de foyers
À l’inverse, 13,2 millions de foyers fiscaux bénéficieront d’un remboursement de la part du fisc.
Pourquoi certains contribuables sont-ils remboursés ?
Plusieurs situations expliquent ces remboursements :
– Une baisse des revenus non prise en compte dans le taux de
prélèvement
– La déclaration tardive de la naissance d’un enfant
– Des dépenses ouvrant droit à des réductions ou crédits
d’impôts
Calendrier des remboursements
Les remboursements sont effectués par virement bancaire ou par chèque selon les informations dont dispose l’administration fiscale. Une première vague de remboursements a été réalisée le 25 juillet, tandis que d’autres versements interviendront le 1er août.
