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Dans un contexte de tensions budgétaires, l’exécutif envisage une mesure qui pourrait bouleverser le calendrier des jours chômés en France. Cette initiative, qui s’inscrit dans une série de réformes visant à redresser les finances publiques, suscite déjà des interrogations tant sur sa mise en œuvre que sur son impact social.
Une réduction du nombre de jours fériés sur la table
Le gouvernement français prépare une mesure controversée qui touchera directement le quotidien des Français. La suppression de deux jours fériés est désormais clairement envisagée, tant pour les employés du secteur privé que pour les agents de la fonction publique.
Parmi les dates ciblées figurent le lundi de Pâques et la commémoration du 8 mai 1945, bien que l’exécutif se dise ouvert à la discussion concernant le choix final des jours concernés.
Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large visant à générer des ressources supplémentaires pour l’État, avec un objectif chiffré de 4,2 milliards d’euros de recettes additionnelles dès 2026.
Un mécanisme financier complexe
Pas de compensation salariale prévue
Le document transmis aux partenaires sociaux est sans ambiguïté : « Les salariés mensualisés et les agents publics ne seront pas rémunérés davantage pour ces nouvelles heures de travail ».
Cette absence de compensation financière pour les travailleurs constitue un point particulièrement sensible du dispositif, alors même que leur temps de travail annuel serait augmenté.
Une contribution des employeurs
Pour les entreprises, le mécanisme envisagé diffère. Les employeurs du secteur privé devraient verser une contribution spécifique au budget de l’État, transformant ces journées travaillées en ressource fiscale directe.
Cette approche distingue clairement le traitement réservé aux salariés de celui prévu pour les employeurs, ces derniers étant mis à contribution financièrement.
Un calendrier serré pour les négociations
Le gouvernement a fixé un cadre temporel extrêmement contraint pour la concertation sociale. Les partenaires sociaux doivent indiquer avant le 1er septembre 2024 s’ils souhaitent s’engager dans une négociation sur ce sujet.
Si tel est le cas, ils disposeraient alors d’un délai très court, puisque les discussions devraient impérativement aboutir au plus tard le 30 septembre, soit à peine un mois après le début potentiel des pourparlers.
Une idée déjà évoquée par le camp présidentiel
Cette proposition n’est pas totalement nouvelle dans le paysage politique français. François Bayrou, figure importante de la majorité présidentielle, avait déjà mentionné cette piste le 15 juillet dernier.
La formalisation de cette idée à travers l’envoi d’un document d’orientation aux partenaires sociaux marque cependant une accélération dans sa mise en œuvre potentielle.
Des réformes économiques plus larges
La suppression de jours fériés s’inscrit dans un ensemble plus vaste de réformes économiques. Parallèlement, le gouvernement a adressé aux partenaires sociaux une « lettre de cadrage » concernant l’assurance chômage.
Cette réforme viserait à réaliser entre 2 et 2,5 milliards d’euros d’économies annuelles sur la période 2026-2029, complétant ainsi le dispositif d’économies budgétaires envisagé par l’exécutif.

Quand on dit un jour férié supprimé, en réalité ce sont deux jours de perdus pour le salarié, puisque jusque là : le jour férié était chômé, mais payé, alors que là, il est travaillé mais pas payé. Mathématiquement, cela fait le salaire de deux jours qui manque ! Je ne comprends pas que les gens ne percutent pas ….
Qui est-ce qui va sauter ??? C’est Bayrou !!!
ça sent la censure…
bayrou pète ? et saute ! 🙂
Bayrou bignoles , retour à Pau !!!