
Ministère de l'Éducation nationale, Paris ©Wikimedia Commons
L’école française traverse une période difficile, marquée par des défis majeurs concernant le niveau des élèves, les inégalités sociales et la santé des jeunes. Face à cette situation et dans un contexte de baisse démographique, le ministère de l’Éducation nationale prépare des réformes structurelles importantes tout en devant composer avec des contraintes budgétaires. Des suppressions de postes sont annoncées, mais également des créations dans certains secteurs jugés prioritaires.
Un diagnostic alarmant sur l’état de l’école française
Édouard Geffray ne mâche pas ses mots concernant la situation actuelle du système éducatif français. Le constat est sans appel : l’école française fait face à des problématiques majeures qui nécessitent une action immédiate.
« Si on parle de l’état de l’école en général, la situation est inquiétante en termes de niveau, d’inégalités scolaires et sociales et de santé psychique et physique des élèves », a déclaré le ministre.
Face à ce tableau préoccupant, trois axes d’intervention ont été clairement identifiés : améliorer le niveau scolaire des élèves, réduire les inégalités sociales qui se répercutent dans les parcours scolaires, et prendre en charge la santé des jeunes, particulièrement sur le plan psychologique.
Des moyens pour la santé des élèves
Pour répondre spécifiquement aux problèmes de santé identifiés chez les élèves, le ministère prévoit le recrutement de nouveaux professionnels de santé. Des psychologues et infirmiers scolaires viendront renforcer les équipes éducatives pour mieux accompagner les jeunes en difficulté.
Suppressions de postes dans un contexte de déclin démographique
L’une des mesures les plus commentées du projet de loi de Finances 2026 concerne la suppression d’environ 4 000 postes dans l’Éducation nationale. Cette décision s’inscrit dans un contexte de baisse significative des effectifs d’élèves en France.
Les projections démographiques sont éloquentes : entre 2018 et 2028, le pays comptera un million d’élèves de moins en maternelle et primaire. Face à cette réalité, le ministre justifie les suppressions de postes tout en soulignant la modération dont fait preuve le gouvernement.
« On aurait dû retirer 8 000 ou 9 000 postes » si l’évolution démographique avait été strictement suivie, a précisé Édouard Geffray.
Vers des classes moins chargées
Malgré ces suppressions de postes, le ministre promet paradoxalement une amélioration des conditions d’enseignement. À la rentrée 2026, il prévoit une moyenne de 21 élèves par classe dans le premier degré.
« C’est la première fois qu’on aura un chiffre aussi bas, en 150 ans on n’a jamais eu ça », a affirmé Édouard Geffray, présentant cette évolution comme historique.
Réforme de la formation des enseignants
Parallèlement aux suppressions de postes, le gouvernement annonce une réforme majeure de la formation des enseignants. Le ministère prévoit la création de nouveaux postes de professeurs stagiaires, avec une modification substantielle du parcours de formation.
« 8 000 postes supplémentaires pour les concours cette année » seront créés, a précisé le ministre.
La réforme envisagée modifiera le niveau requis pour passer les concours enseignants, qui reviendront à bac+3 au lieu de bac+5 actuellement. Les lauréats suivront ensuite un parcours comprenant une période d’élève fonctionnaire, puis de fonctionnaire stagiaire.
La question sensible des AESH
Concernant les Accompagnants d’Élèves en Situation de Handicap (AESH), le projet prévoit 1 200 recrutements pour l’année 2026, un chiffre en baisse par rapport aux 2 000 de l’année précédente.
Le ministre a reconnu les difficultés liées à ces postes essentiels pour l’inclusion scolaire, évoquant à la fois des « contraintes budgétaires », mais aussi des problèmes de « vivier » et d' »attractivité » pour cette profession.
Face aux préoccupations soulevées par cette réduction des recrutements, Édouard Geffray s’est engagé à examiner attentivement ces sujets pour trouver des solutions adaptées.

Triste bilan de la gestion macroniste, il manque 3000 enseignants pour toute la France.
Sous payés , mal considérés , mal formés , certains enseignants se démotivent .
Et c’ est similaire pour toutes les grandes missions de l’état .
La justice ,les hôpitaux, les forces de l’ordre, la santé, le logement, se délitent .
Vivement la fin de cette décadence.
Déjà dans les années 1960 le niveau des profs pour certaines n’étaient pas très haut, de ma propre expérience, en plus c’était dans le privé chez les bonnes soeurs car je l’ai retrouvé dans les année 2000 ma prof de math en train de livrer des colis de la redoute dans mon secteur, je n’en étais pas surpris car car elle était archi nulle, elle ne faisait que lire le livre et ne se préoccupait pas si les élèves suivaient…..
on voit les dégats quand on lit que le titre du texte auquel je réponds s’intitule « 7 thoughts » !!!
çà les écorcheraient d’écrire par example » 7 réflexions » ?
lamentable…
par exEmple (attention à la forme anglaise)!
👍👍👍👍
Et c est pas avec les coupes budgétaires que veut faire le FN si ils sont élus que cela va s améliorer !!!!!!! Triste France 🇫🇷 honnête
Pas sûr que les moyens accordés au système soient en cause. Nos sommes dépassés par des pays beaucoup moins lotis mais peut être plus rigoureux.
Quad l’éducation nationale est minée par les gauchos surtout de gauche , gauche nous n’avancerons jamais. Un célèbre ministre a dit qu’il fallait dégraisser le mammouth, et il ne visait pas particulièrement les enseignants, mais tous les parasites qui gravitent dans ce milieu..
Une seule mesure montre à quel point ils sont déconnectés… Alors que nous constatons une aggravation de la baisse du niveau scolaire du fait de l’arrivée depuis des années sur le marché de profs médiocres, issus des filières « humanités » ou sévit l’activisme Islamogauchiste et le wokisme et qui se vantent de faire des fautes d’orthographe, la solution trouvée et de baisser encore le niveau de recrutement à licence avec une période de stage encadrée par ces mêmes profs au rabais !
Heureusement qu’il reste l’école privée pour ceux qui peuvent se le permettre !
Je suis de votre avis. Le niveau a dégringolé dans tous les domaines, c’est une catastrophe ! Et ce n’est pas en rabaissant encore le niveau que cela risque de s’améliorer ….
Dans un premier temps, il est impératif de remettre la discipline à l’ordre du jour ainsi que la morale. Ensuite, restaurer la notation et faire redoubler ceux qui n’intègrent pas les capacités nécessaires au niveau supérieur. Et enfin, rétablir le niveau d’exigence de connaissances, au moins pour celles qui sont essentielles et indispensables. Et pour ce qui concerne les parents : leur indiquer une fois pour toutes les règles de l’éducation qu’ils doivent appliquer à leurs enfants, afin du savoir vivre en société. Il faut arrêter avec tous ces comportements de sauvages écervelés.
Oui, oui et oui….!!
Ils osent encore parler « d’inclusion scolaire »… Mais tout part de là. On a nivelé par le bas, effacé les exigences, vidé l’école de son sens.
Les professeurs sont épuisés, déconsidérés, et on supprime encore des postes.
L’école n’instruit plus, elle gère. On a sacrifié le savoir, la rigueur, la transmission.
Et pendant ce temps, la France s’enfonce. Lentement, mais sûrement.
Il y a très longtemps qu’ils auraient dû prendre des mesures super répressives tous les gvts sont fautifs et je pense que maintenant c’est trop tard les habitudes sont prises et de toute façon ils ne prendront jamais des règlements pour combattre efficacement cette crise, ils ne veulent pas se mouiller et froisser une certaine population qui leurs donnent des voix, tous des pourris et tous les partis…..
👍👍👍👍
Inégalités sociales ?? Commencez par exiger que TOUS aillent à l’école. On nous explique que les gamins de 10/12 ans font de la surveillance dans les cités et gagnent de l’argent par milliers d’euros. J’imagine que pendant ce temps-là ils ne vont pas à l’école ?? Ils arrivent à 20 ans sans savoir ni lire ni écrire. On reproche ensuite aux entreprises de ne pas les embaucher pour cause de racisme, oubliant de préciser qu’aucune entreprise n’aura besoin de quelqu’un qui ne sait rien faire et en particulier ne sait pas réfléchir, raisonner….Ici, en région parisienne, des assistantes sociales vont chercher des enfants à domicile pour les emmener à l’école (primaire) sinon….ils n’y vont pas.
Les parents n’ayant aucune conscience de l’utilité de la chose. Pour finir, penchez-vous sur les comportements de ceux qui y vont….à l’école. Ils pourrissent l’ambiance et le fonctionnement de la classe. Raison pour laquelle personne ne se plaint quand ils ne viennent pas. Et comme ils sont de plus en plus nombreux…..on peut en effet se faire du souci quant au niveau général de notre jeunesse. Et à mon avis ce ne sont pas des personnels plus qualifiés qui changeront quoi que ce soit.
le commencement de la fin a été « le collège pour tous’ qui partait pourtant avec de bonnes intentions, trop vite fait ,sans réflexions préalables ,par des gens en dehors du système ,sans consultations ,trop de changements en même temps et non pas progressifs ,parents ,élèves et enseignants ont été mis quasiment du jour au lendemain devant le fait accompli :fermetures ,transports ,cantines .garderies ,TRAPP