
Brigitte Macron ©Wikimedia Commons
Dans un contexte où les personnalités publiques sont de plus en plus confrontées aux dérives des réseaux sociaux, une affaire de cyberharcèlement visant la Première dame de France prend une dimension judiciaire inédite. Des accusations graves concernant l’identité et la vie privée de Brigitte Macron ont conduit à des poursuites contre plusieurs internautes qui devront répondre de leurs actes devant un tribunal parisien.
Une procédure judiciaire d’envergure contre la désinformation en ligne
Dix individus, comprenant huit hommes et deux femmes, doivent être jugés lundi 27 et mardi 28 octobre à Paris pour des faits de cyberharcèlement sexiste visant Brigitte Macron. Les prévenus, dont l’âge varie de 41 à 60 ans, sont accusés d’avoir propagé des commentaires particulièrement offensants concernant l’identité de genre et la sexualité de la Première dame.
Ces personnes auraient notamment diffusé des allégations mensongères sur les réseaux sociaux, qualifiant la différence d’âge entre le couple présidentiel de « pédophilie » et remettant en question l’identité de genre de Brigitte Macron.
Chronologie d’une affaire sensible
L’affaire a officiellement débuté le 27 août 2024, date à laquelle Brigitte Macron a déposé plainte contre ces internautes. Cette démarche judiciaire a abouti à plusieurs vagues d’interpellations, notamment en décembre 2024 et février 2025.
Les investigations menées ont permis d’identifier tous les auteurs présumés de ces publications malveillantes, qui risquent désormais jusqu’à deux ans d’emprisonnement pour leurs actes.
Figures centrales et propagation d’une rumeur infondée
Parmi les personnes mises en cause figure Aurélien Poirson-Atlan, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de « Zoé Sagan ». Une autre prévenue notable est Delphine J., qui utilisait l’alias d’Amandine Roy pour diffuser ses messages.
Cette dernière est particulièrement impliquée dans la propagation de la rumeur selon laquelle Brigitte Macron serait née homme sous le prénom de Jean-Michel avant de changer de genre. Une allégation totalement infondée qui s’est pourtant largement répandue sur internet.
La défense des accusés
Face à ces accusations graves, la défense des prévenus commence à se dessiner. L’avocate de Delphine J. a notamment déclaré que sa cliente n’avait fait que « rebondir sur l’actualité » et « qu’aucun message n’a directement été adressé à Mme Macron. » Une ligne de défense qui sera examinée par le tribunal.
Une bataille judiciaire au-delà des frontières
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de lutte contre la désinformation. Brigitte Macron et son frère ont déjà engagé d’autres procédures judiciaires, notamment un pourvoi en cassation contre une décision de relaxe en appel concernant Delphine J., qui avait pourtant été condamnée en première instance pour diffamation.
Par ailleurs, le couple présidentiel a également entrepris des poursuites aux États-Unis contre l’influenceuse conservatrice Candace Owens, connue sous le nom de MAGA, pour avoir propagé cette fausse information sur la transsexualité supposée de la Première dame française.
Plusieurs des accusés dans l’affaire actuelle auraient justement relayé les publications de cette influenceuse américaine, établissant ainsi un lien entre différentes sources de désinformation à l’échelle internationale.
Un précédent judiciaire contre le cyberharcèlement
Ce procès pourrait constituer un précédent important dans la lutte contre le cyberharcèlement des personnalités publiques en France. Il met en lumière les conséquences juridiques potentiellement lourdes pour ceux qui propagent des informations mensongères et des propos haineux sur internet, particulièrement lorsqu’ils ciblent l’identité de genre ou la sexualité d’une personne.

Cette histoire est lamentable. On se contrefiche de savoir si elle est femme, homme, ou ce qu’elle voudra. Quelle importance ? Ce qui est le plus grave ce sont les agissements de son mari en tant que président. Le reste ne regarde qu’eux et ne concerne en aucune façon le public. Cela ne sert à rien de dénigrer cette femme et de l’humilier. C’est stupide et d’un niveau bien bas. C’est du même genre que les débiles qui s’en prennent à la famille, au chien ou à la voiture de quelqu’un qu’ils n’aiment pas. La bêtise n’a pas de limite et on n’en a jamais vu un tel degré ! Malheureusement, ce n’est pas près de s’arranger ….
Il serait très facile de venir en télé avec son prétendu frère…
si ce frère existe…
Je ne suis pas du tout macroniste, mais attaquer un homme par le biais de sa femme est Indigne.
Ils y a suffisamment de griefs à reprocher à Macron pour éviter ce genre de bassesses, déjà pour respect pour la fille de Brigitte, et de son ex mari, qui ne sont pas responsables d’un président pour lequel je n’ai jamais voté.
Arrêter de dire que Brigitte Macron est « Première Dame de France »… IL N’Y A PAS DE PREMIERE EN FRANCE ET IL N’Y EN A JAMAIS EU… IL Y A JUSTE « BRIGITTE MACRON EPOUSE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE EMMANUEL MACRON » NOUS NE SOMMES PAS AUX ETATS-UNIS MAIS EN FRANCE.
Très bon commentaire.
Parfaitement, ses journalistes sont d’une nullité à toute épreuve, pour moi ce n’est que la femme du président, point à la ligne mais qui se paie 30.000E par mois; c’est à croire qu’on lui donne plus d’importance que ce qu’elle est et je comprend les dettes de l’état qui n’en finissent pas avec des phénomènes pareils qui se servent copieusement…..
La diffusion de ces fakes sont ignobles et mériteraient de plus lourdes sanctions. Cependant cela ne concerne pas que les personnalités. Sur X le niveau d’ignominie des insultes et menaces proférées principalement par les pro palestino-islamistes devient insupportable . Je suis cependant totalement opposé à un contrôle par l’Etat ou l’UE dont l’objectif est de museler les réseaux sociaux pour faire taire le peuple. Si nous voulons continuer à nous exprimer, la saisine de Pharos simple rapide et sans implication reste le seul moyen de faire remonter tous ces post qui tombent potentiellement sous le coup de la loi.
..pourquoi se servir de la justice, n’y a t’il pas d’autres moyens pour éteindre cette « diffamation »?
Si cette personne est transgenre, née homme et qu’elle se trouve être « première dame de France »
alors il y a un gros problème dans notre société!
Avec de telles affirmations je m’interroge sur la santé mentale des personnes qui persistent à publier de telles inepties ou contre vérités !! Au fou.
il faut définir qui dit des contre vérités qui dit la vérité
il y a ceux qui gobent sans réfléchir la » vérité » du gouvernement et ceux qui doute et étayent leur raisonnement
Une prise de sang sous contrôle d’huissier permettrait d’avoir la vérité pourquoi jean michel/brigitte ne le fait pas?