
Hémicycle de l'Assemblée nationale ©Pexels
Dans un contexte de tensions budgétaires croissantes, les députés poursuivent l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale avec des mesures significatives pour limiter certaines dépenses de santé. Entre alliances inattendues et vifs débats, l’hémicycle tente de trouver un équilibre entre maîtrise des coûts et accès aux soins.
Un milliard d’économies ciblé sur les actes médicaux jugés trop lucratifs
L’Assemblée nationale a adopté un mécanisme permettant de réguler les tarifs dans plusieurs secteurs médicaux considérés comme particulièrement rentables. À l’initiative de la députée socialiste Sandrine Runel, les parlementaires ont voté la possibilité de réduire autoritairement le prix de certains actes médicaux lorsque leur rentabilité est jugée excessive.
Cette mesure concerne notamment la biologie médicale, la radiologie, la dialyse, la médecine nucléaire et la radiothérapie. L’objectif affiché est ambitieux : réaliser un milliard d’euros d’économies sur un total de 13 milliards de dépenses dans ces secteurs.
Le « réseau France Santé » pour améliorer l’accès aux soins
Parallèlement aux mesures d’économie, les députés ont validé la création d’un « réseau France Santé » proposé par le ministre Sébastien Lecornu. Ce dispositif vise à renforcer l’offre de soins sur le territoire en s’appuyant sur les structures existantes comme les maisons et centres de santé.
Les établissements qui obtiendront la labellisation « France Santé » pourront bénéficier d’un forfait d’environ 50 000 euros, une incitation financière destinée à consolider l’offre de soins de proximité.
Des mesures controversées abandonnées
L’Assemblée a également supprimé plusieurs dispositions contestées du projet initial. Les députés ont ainsi rejeté l’élargissement prévu des participations forfaitaires et franchises aux consultations chez le dentiste et aux dispositifs médicaux.
De même, ils ont écarté un article qui aurait posé une base légale pour une obligation vaccinale contre la grippe pour les résidents en Ehpad et certains soignants, une mesure qui avait suscité de vives réactions.
Tensions politiques et alliances de circonstance
Le climat politique reste tendu autour de ce texte budgétaire. La partie « recettes » du budget a été adoptée, mais dans un contexte d’alliances mouvantes et de stratégies politiques complexes.
Du côté des insoumis, Éric Coquerel accuse le gouvernement de « jouer la montre » et le Parti socialiste de se rendre « complice » de cette stratégie. Cette critique s’inscrit dans un contexte où les fractures au sein de la gauche s’accentuent.
Des divisions à gauche
Sandrine Rousseau n’a pas caché sa désapprobation face à la position du PS, interpellant directement son leader : « Olivier (Faure), je ne te comprends pas. Vraiment, je ne te comprends pas. »
De son côté, Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, se dit prêt à censurer le gouvernement « sans aucun état d’âme » si la version finale du budget ne correspond pas à ses attentes.
Jean-René Cazeneuve (EPR) se félicite quant à lui de ce qu’il qualifie de « naissance du bloc de la raison » autour des macronistes, suggérant l’émergence d’une nouvelle configuration politique à l’Assemblée.
Perspectives : suspension de la réforme des retraites et prochaines étapes
L’examen du texte se poursuit avec, en point d’orgue, le débat prévu mercredi sur la suspension de la réforme des retraites, un sujet particulièrement sensible.
Le gouvernement a d’ores et déjà annoncé qu’en cas d’absence de vote final à l’Assemblée, il transmettra au Sénat l’intégralité des amendements votés par les députés, assurant ainsi une continuité dans le processus législatif.
LFI envisage par ailleurs de déposer une nouvelle motion de censure contre le gouvernement « sans doute au début du mois de décembre », selon Manuel Bompard, prolongeant ainsi la bataille politique autour des questions budgétaires.

Rien ne changera jusqu’en 2027 et encore si les français seront moins con et c’est pas certain quand on voit la société comment elle vire, entre les cons et les intéressés et une grande partie des politiques et des responsables qui continuent à dilapider qui prennent des mesures pour pourrir encore plus les retraités et les travailleurs je ne pense pas que la France sera sauvée et se redressera ….
C’est avant de penser aux recettes qu’il faut commencer par penser aux dépenses faramineuses, mais pas celles envisagées, celles qui concernent les gabegies présidentielles, les conseils de ci et de ça complètement inutiles, à part placer les petits copains, les subventions aux organismes parasites et sangsues, les dépenses liées aux gens indésirables non invités et les aides à leurs pays d’origine qui se moquent de nous. Il faut arrêter de faire la charité au monde entier avec l’argent de ceux qui travaillent et qui peinent à vivre ! Facile de dilapider l’argent des autres !!!
Quand on dépense de l’argent qu’on a pas voilà le résultat, qui va encore en subir les conséquences. (Les cons qui travaillent ). La prochaine étape c’est le FMi,comme pour la Grèce il y a quelques années.