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Le procès pour l’assassinat d’un jeune homme de 20 ans s’est ouvert devant la cour d’Assises du Val-de-Marne. Face aux cinq accusés, la famille de la victime est venue témoigner de sa douleur et des circonstances de ce drame qui a bouleversé leur quotidien. Un meurtre survenu après un simple refus d’obtempérer à une fouille par des dealers.
Une famille endeuillée face à la justice
La douleur était palpable dans la salle d’audience de Créteil. Les proches de Mansour, tué à l’âge de 20 ans le 2 janvier 2022 à Gentilly, ont pris la parole pour évoquer celui qu’ils ont perdu. Sa mère, en larmes, a décrit un fils plein de vie, tandis que son père a évoqué le vide laissé dans leur foyer.
« Joyeux, amusant, calme », ce sont les mots choisis par sa mère pour décrire Mansour. Le père, quant à lui, a confié que « depuis son décès, il n’y a plus de joie dans la maison ». Des témoignages poignants qui ont donné corps à la victime, au-delà du simple fait divers.
Son grand frère l’a décrit comme le « petit clown » de la famille, une présence lumineuse désormais éteinte. Sa sœur, profondément traumatisée, a partagé sa nouvelle phobie de perdre un autre être cher et l’image indélébile de son frère gisant au sol.
Un refus de fouille qui a conduit au drame
Les faits remontent au 2 janvier 2022. Ce jour-là, Mansour a eu une altercation avec des dealers de la cité Victor-Hugo à Gentilly. Le jeune homme avait simplement refusé d’être fouillé, un geste d’affirmation qui lui a coûté la vie.
Une première bagarre a éclaté suite à ce refus. Puis, lors d’une seconde confrontation, le jeune homme a été abattu. Son frère Achraf, présent lors des faits, a tenté désespérément de le réanimer, en vain.
Le témoignage crucial du frère témoin
Achraf, qui a assisté impuissant à l’assassinat de son frère, a apporté un témoignage essentiel sur le déroulement des événements. Depuis cette tragédie, ses proches le décrivent comme renfermé, marqué à jamais par ce qu’il a vu et vécu.
Face aux accusés, il n’a pu contenir son émotion, leur lançant qu’on lui avait interdit de voir son frère « toute sa vie ». Un moment de tension qui illustre les blessures profondes laissées par ce crime.
Cinq accusés face à leurs responsabilités
Cinq hommes, âgés de 21 à 26 ans, comparaissent pour assassinat devant la cour d’Assises du Val-de-Marne. Tous reconnaissent avoir été présents sur les lieux du crime, mais aucun n’admet avoir tiré le coup fatal.
Parmi eux, E., surnommé « Bomaye », est particulièrement mis en cause. Plusieurs éléments l’accusent d’être le tireur: analyses ADN, données de téléphonie et témoignages convergent dans sa direction. Malgré ces preuves, il continue de nier, tout en admettant sa participation à la bagarre et son implication dans le trafic de stupéfiants.
Une « violence gratuite » dénoncée
L’avocate de la famille a qualifié cet acte de « violence gratuite ». Pour les proches de la victime, au-delà de la peine qui sera prononcée, c’est la reconnaissance de la vérité qui importe désormais.
Ce procès met en lumière les conséquences dramatiques des tensions liées aux trafics dans certaines cités, où un simple refus peut déclencher une escalade fatale de violence.

Je suis certain qu’ils n’auront pas une peine à sa juste valeur avec des abrutis dans la justice…..
En taule, sans possibilités de sortie, que nos juges arrêtent de leur trouver des circonstances atténuantes, c’est des rebuts, qui pourrissent la vie des gens.