
Image d'illustration @AdobeStock
Une affaire qui ravive les tensions dans une petite commune du Cher reprend son cours judiciaire. Cinq ans d’emprisonnement contre quinze ans requis initialement : le verdict contesté de première instance a conduit le parquet à faire appel dans cette affaire où un élu local a été blessé par arme à feu dans l’exercice de son activité professionnelle.
Un agriculteur-maire dans le viseur d’un tireur
Le 18 octobre 2022, à Ourouer-les-Bourdelins, un différend a pris une tournure dramatique. Sébastien Péras, agriculteur et maire de la commune, se trouvait au volant de son tracteur lorsqu’il a été la cible d’un tir de fusil qui l’a blessé à l’arrière du bras droit.
L’auteur présumé des faits, Xavier Pierre-Duret, âgé de 56 ans, aurait délibérément sorti et chargé son arme avec deux cartouches avant de faire feu en direction du véhicule agricole.
Un désaccord sur la qualification des faits
La justice doit à nouveau se prononcer sur cette affaire qui a divisé magistrats et procureurs lors du premier procès. En effet, alors que Xavier Pierre-Duret avait été acquitté de la tentative de meurtre, il n’avait été reconnu coupable que de violences aggravées avec arme.
Cette requalification des faits par la cour d’assises du Cher avait conduit à une peine de cinq ans d’emprisonnement, bien en deçà des quinze ans de réclusion criminelle requis par l’avocate générale Céline Visiedo, également procureur de la République de Bourges.
L’appel du parquet de Bourges
Insatisfait de cette décision, le parquet de Bourges a interjeté appel début février 2025, remettant en question l’appréciation des faits par les premiers juges.
Le procès en appel qui s’ouvre ce lundi 26 janvier 2026 devant la cour d’appel de Châteauroux devra déterminer si les actions de Xavier Pierre-Duret, qui reste présumé innocent jusqu’à l’issue de la procédure, relèvent bien de la tentative de meurtre ou simplement de violences.
Des circonstances à éclaircir
La cour d’appel devra examiner à nouveau tous les éléments du dossier : le caractère prémédité ou non du geste, l’intention réelle derrière le tir, et les circonstances exactes de cet acte violent qui a touché un élu local dans l’exercice de sa profession d’agriculteur.
Les débats, qui débutent aujourd’hui à Châteauroux, devraient permettre de déterminer définitivement la qualification pénale appropriée pour ces faits graves survenus dans cette commune rurale du Cher.

Si c’est la politique du maire qui ne lui plaisait pas, il avait qu’à se présenter. Quand on tire en direction de quelqu’un avec une arme à feu, tentative de meurtre, même pas à discuter.
Mais bien sur il ne lui a tiré dessus que pour le blesser, on y croit et la marmotte met le chocolat etc….