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La tension monte à la pompe. Alors que les prix du carburant s’envolent dans un contexte géopolitique troublé, le gouvernement brandit la menace d’un vaste plan de contrôle dans les stations-service françaises. Une offensive inédite pour tenter de juguler une hausse jugée excessive par l’exécutif.
Un plan de contrôle massif annoncé par Matignon
Face à l’explosion des tarifs à la pompe, Sébastien Lecornu a pris les devants. Le Premier ministre a annoncé le déploiement de 500 contrôles dans les stations-service, étalés sur trois jours seulement, de lundi à mercredi.
Selon lui, les tensions au Moyen-Orient ne sauraient justifier une spéculation effrénée sur les prix des carburants. Ces vérifications, menées tambour battant par la DGCCRF, représentent à elles seules l’équivalent de six mois de contrôles habituels.
Des hausses qui inquiètent les automobilistes
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le SP95-E10, carburant le plus consommé en France, a grimpé de 10 centimes en l’espace d’une semaine. Une progression fulgurante qui pèse lourd sur le budget des ménages.
Du côté du gazole, la situation n’est guère plus réjouissante. Son prix a bondi de 26 centimes depuis le 27 février, atteignant désormais 1,98 euro le litre. Un niveau qui ravive les souvenirs douloureux des précédentes crises énergétiques.
L’opposition réclame des baisses de taxes
Cette flambée n’a pas échappé aux forces politiques. Le Rassemblement national et La France insoumise montent au créneau, chacun avec ses propositions.
Les pistes du RN
Marine Le Pen plaide pour une réduction des taxes sur les carburants afin de compenser la hausse. Jordan Bardella va plus loin en réclamant une baisse immédiate de la TVA et de l’accise en cas de flambée des prix.
La proposition de LFI
Éric Coquerel, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, défend une ligne radicale. Il propose de bloquer purement et simplement les prix de l’essence et d’ajuster l’accise si la crise se prolonge.
Matignon refuse toute baisse fiscale
Mais le gouvernement balaie ces propositions d’un revers de main. Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie, juge ces mesures totalement inenvisageables.
Selon elle, une baisse de la TVA et de la TICPE aurait un impact budgétaire catastrophique, proche de 20 milliards d’euros. Un coût que l’exécutif refuse catégoriquement d’assumer dans le contexte actuel des finances publiques.

Ils y en a qui sont toujours prêts à gagner de l’argent sur le malheur des autres. Je suppose que les carburants qu’ils nous vendent à prix fort, ils ne l’ont pas payés ce prix la avant la guerre.