
Crédit image @adobe stock / Police scientifique dans la maison
Un drame sordide s’est déroulé à Joao Pessoa, au Brésil, où une médecin française retraitée de 73 ans a été assassinée par son compagnon. Cette affaire macabre révèle une descente aux enfers marquée par la violence et une tentative désespérée de dissimuler le crime.
Une relation née pendant la pandémie qui tourne au cauchemar
La victime, installée depuis plusieurs années dans la capitale de l’État de Paraíba, menait une vie paisible jusqu’à sa rencontre avec un homme de 59 ans. Ce dernier, qui vivait dans la rue et vendait de l’artisanat, s’est rapproché de la septuagénaire en 2020.
« Durant la pandémie (de Covid-19), vers 2020 », le couple s’est formé et l’homme s’est installé dans l’appartement de la retraitée. Mais cette cohabitation a progressivement basculé dans l’horreur.
Selon l’enquête menée par le commissaire Thiago Cavalcanti, la situation s’est dégradée « car il a commencé à consommer récemment des stupéfiants ». Cette addiction a précipité l’issue tragique de leur relation.
Un meurtre brutal découvert grâce à une voisine
Le dimanche 8 mars, la Française a été tuée dans son propre appartement. Selon le médecin légiste Flavio Fabres, le décès est dû à « des lésions au thorax (…) causées par un objet contondant, probablement un couteau ».
Le meurtrier a conservé le corps pendant deux jours dans le logement. Ce n’est que lorsqu’« une voisine s’est plaint d’une odeur de putréfaction » qu’il a décidé d’agir pour faire disparaître les preuves.
Une tentative macabre de faire disparaître les traces
Dans une scène digne d’un cauchemar, le compagnon a placé le corps de sa victime dans une valise. Il a ensuite marché pendant une demi-heure dans les rues de Joao Pessoa avec son funeste bagage.
Mais le destin en a décidé autrement : une roulette de la valise s’est cassée, l’obligeant à abandonner celle-ci dans la rue. Il n’a cependant pas renoncé à son sinistre projet.
Un sans-abri payé pour brûler le corps
Trois heures plus tard, l’homme est revenu sur les lieux à vélo, équipé d’un bidon d’alcool. Il a alors « offert 40 réais (environ 7 euros) à un sans-abri » pour qu’il incendie la valise contenant le corps de la retraitée française.
Cette ultime tentative de dissimulation a échoué, permettant aux autorités brésiliennes de remonter jusqu’à lui et de reconstituer le déroulé des événements.
Le meurtrier retrouvé mort avant son arrestation
L’enquête a rapidement désigné le compagnon comme principal suspect. Les éléments à charge s’accumulaient et la police s’apprêtait à obtenir un mandat d’arrêt à son encontre.
Mais le 12 mars, un nouveau rebondissement est venu clore cette affaire de manière inattendue. Le suspect a été découvert mort, « égorgé », avant que les forces de l’ordre ne puissent l’interpeller.
Une exécution en représailles
Selon l’hypothèse privilégiée par les enquêteurs, l’homme aurait été exécuté par des membres d’une faction criminelle locale. Ces derniers lui auraient fait payer d’« avoir attiré la police » dans leur quartier lors de l’épisode de la crémation du corps.
Cette mort violente témoigne de la dangerosité des zones contrôlées par les organisations criminelles au Brésil, où la loi du silence règne en maître.
Les autorités françaises mobilisées
Le commissaire Thiago Cavalcanti a immédiatement pris contact avec les autorités consulaires françaises. Ces dernières ont confirmé que « les démarches nécessaires allaient être menées pour retrouver d’éventuels proches de la victime ».
L’enquête se poursuit pour déterminer si le crime a été prémédité. À ce stade, le commissaire a indiqué qu’« il n'(était) pas encore possible d’établir si le crime a été prémédité », les investigations devant apporter davantage d’éclaircissements sur les circonstances exactes du drame.
