
Marine Le Pen @alamy
La présidente du Rassemblement national a mis fin aux spéculations. Lors de son passage sur RTL ce mardi 13 mai, Marine Le Pen a réaffirmé la position de son parti sur plusieurs dossiers économiques majeurs, dont la réforme des retraites. Des annonces qui dessinent les contours du programme présidentiel pour 2027, tout en clarifiant certaines ambiguïtés.
La réforme des retraites au cœur du projet 2027
Fini le flou artistique. Le RN inscrit officiellement dans son programme le retour de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, voire 60 ans dans certains cas. Cette annonce met un terme à plusieurs années d’hésitations et de déclarations contradictoires au sein du parti.
Cette clarification intervient après les déclarations de Jordan Bardella en 2024, qui avait alors minimisé l’urgence de cette mesure. Le président du RN avait indiqué que le retour à la retraite à 60 ans ne constituerait pas une priorité immédiate.
Un non catégorique à l’augmentation du Smic
Sur le front des salaires, Marine Le Pen adopte une stratégie différente. Le parti s’oppose fermement à toute hausse du salaire minimum, une position qui pourrait surprendre certains observateurs.
La députée du Pas-de-Calais justifie ce refus par des arguments économiques. Selon elle, augmenter le Smic créerait « une trappe à bas salaires » et imposerait « une charge supplémentaire » aux entreprises françaises.
Une alternative : augmenter tous les salaires de 10 %
À la place, le RN propose une mesure plus large : augmenter de 10 % l’intégralité des salaires. Cette hausse généralisée s’accompagnerait d’un moratoire sur l’augmentation des cotisations sociales, destiné à préserver la compétitivité des entreprises.
L’ombre du procès plane sur la candidature 2027
Concernant l’élection présidentielle, l’incertitude demeure. Marine Le Pen attend le verdict de la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants du RN au Parlement européen pour confirmer sa capacité à se présenter.
Cette procédure judiciaire pourrait redistribuer les cartes au sein du parti. Jordan Bardella se profile comme un potentiel remplaçant si la justice rendait Marine Le Pen inéligible, une hypothèse qui n’est plus taboue au sein de la formation d’extrême droite.
