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La hausse des prix repart à la hausse dans l’Hexagone. Portée principalement par l’accélération du coût de l’énergie, l’inflation s’est intensifiée au mois de mai, touchant directement le quotidien des ménages français. Une situation qui ravive les inquiétudes sur le pouvoir d’achat, désormais redevenu la préoccupation majeure des Français.
Une accélération de l’inflation portée par l’énergie
Les chiffres officiels témoignent d’une progression des prix à la consommation de 2,4% sur un an en mai, contre 2,2% le mois précédent. Cette remontée s’explique avant tout par la flambée du secteur énergétique.
Les tarifs de l’énergie ont bondi de 16,8% en mai sur un an, après une augmentation de 14,3% en avril. Cette envolée résulte notamment d’une forte hausse des prix du gaz qui pèse lourdement sur les factures des consommateurs.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), utilisé pour les comparaisons européennes, a grimpé de 2,8% sur un an en mai, contre 2,5% le mois précédent.
Des secteurs inégalement touchés
Si l’énergie tire l’inflation vers le haut, d’autres postes de dépenses affichent une croissance plus modérée. Les services ont progressé de 2% sur un an, tandis que l’alimentation connaît une augmentation contenue de 1,2%, stable par rapport à avril.
Les ménages réduisent leurs dépenses
Face à cette pression sur les prix, les Français ont ajusté leur comportement. En avril, la consommation des ménages a enregistré un repli de 0,5% sur un mois et de 0,4% sur un an.
Cette baisse concerne particulièrement les dépenses de carburant et de chauffage, favorisée par des températures inhabituellement élevées au printemps.
Le pouvoir d’achat, première inquiétude des Français
Selon une enquête du Crédoc, le pouvoir d’achat est redevenu la première préoccupation des Français, dépassant même les questions de sécurité. Cette situation pousse les consommateurs à adopter des stratégies défensives.
Les ménages limitent leurs déplacements, les mutualisent autant que possible et se tournent davantage vers des produits de moindre gamme. Un « phénomène de stockage » a également été observé, non par crainte de pénurie, mais pour réduire le nombre de trajets.
Le marché alimentaire résiste malgré tout
Malgré ce contexte tendu, les ventes en volumes d’aliments et de boissons ont progressé de 1% entre début janvier et fin avril par rapport à la même période en 2025.
Pour l’ensemble des produits de grande consommation, la hausse atteint 0,4%, signe d’une consommation qui se maintient, bien que sous pression.
Des tensions internationales qui pèsent sur l’avenir
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a prévenu que la crise au Moyen-Orient devrait perdurer. Cette instabilité géopolitique pourrait entraîner de nouvelles répercussions sur les prix.
Des négociations commerciales pourraient être rouvertes pour répercuter la hausse des coûts énergétiques et des engrais, laissant planer la menace d’une nouvelle vague inflationniste dans les mois à venir.
