
Éric Ciotti ©Alamy
Une affaire aussi surréaliste que grave éclabousse le gouvernement. En marge d’une visite officielle franco-indienne dans la capitale azuréenne, un échange houleux entre deux figures politiques de premier plan a dégénéré en accusations publiques de menaces. L’affaire pourrait avoir des répercussions jusqu’au sommet de l’État.
Des menaces prononcées en public
Le 14 juin dernier à Nice, alors qu’Emmanuel Macron recevait le Premier ministre indien Narendra Modi, Éric Ciotti affirme avoir été la cible de menaces de la part de Philippe Tabarot, ministre des Transports. Selon le maire de Nice et président de l’UDR, l’incident s’est déroulé devant plusieurs témoins.
Les propos rapportés par Ciotti sont pour le moins choquants. Le ministre l’aurait d’abord qualifié de « nabot », avant de proférer des paroles bien plus inquiétantes. Tabarot lui aurait déclaré publiquement qu’il allait « me faire disparaître » en « m’envoyant des Géorgiens ».
Une lettre au ministre des Armées
Éric Ciotti n’a pas laissé passer ces accusations sans réagir. Il a adressé une lettre à Sébastien Lecornu, ministre des Armées, pour dénoncer ce qu’il considère comme un comportement inadmissible pour un membre du gouvernement.
Dans ce courrier, le maire de Nice qualifie les menaces de « type mafieuse » et réclame des sanctions. Il demande explicitement à Sébastien Lecornu de prendre des mesures contre Philippe Tabarot, allant jusqu’à exiger son départ du gouvernement et la cessation de ses fonctions ministérielles.
Un silence assourdissant du côté du ministre
Pour l’heure, Philippe Tabarot n’a formulé aucune réponse publique aux accusations portées contre lui. Ce silence interroge, d’autant que la gravité des faits rapportés mériterait un démenti rapide et clair si les propos avaient été déformés ou inventés.
L’affaire survient dans un contexte politique déjà tendu et pourrait fragiliser davantage un gouvernement confronté à de multiples défis. Les prochains jours diront si l’exécutif prendra position sur cette affaire embarrassante.
