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Un drame s’est produit dans les locaux d’un commissariat parisien. Placé en garde à vue pour des faits de violences conjugales, un septuagénaire a été découvert sans vie mercredi matin. Une enquête a immédiatement été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de ce décès.
Un décès brutal après une nuit en cellule
C’est à 10h40 mercredi matin que les policiers ont fait la macabre découverte. Le corps inanimé d’un homme de 78 ans gisait dans sa cellule au commissariat du XXe arrondissement de Paris.
Le septuagénaire avait été placé en garde à vue dès mardi matin dans le cadre d’une enquête pour violences conjugales. Selon les premières informations, rien ne laissait présager un tel dénouement.
Deux examens médicaux réalisés la veille
Au cours de la journée de mardi, l’homme avait fait l’objet de deux visites médicales qui avaient toutes deux conclu que son état de santé était compatible avec le maintien en garde à vue.
Les médecins n’avaient signalé aucune pathologie médicale ou psychiatrique particulière. Le septuagénaire avait simplement reçu son traitement pour la prostate, administré à deux reprises durant sa détention.
L’IGPN saisie de l’affaire
Conformément à la procédure, l’Inspection générale de la police nationale a été immédiatement saisie pour mener l’enquête sur ce décès en garde à vue.
Une autopsie a été ordonnée afin de déterminer avec précision les causes du décès. L’association Paris Aide aux Victimes a par ailleurs été sollicitée pour apporter son soutien à la famille du défunt.
Un contexte familial marqué par les violences
La garde à vue du septuagénaire s’inscrivait dans une enquête pour maltraitances conjugales qui duraient, selon les déclarations de son épouse, depuis plus de cinquante ans.
Les enfants du couple avaient également porté plainte, dénonçant des agressions sexuelles et des violences psychologiques infligées par leur père au sein du foyer familial.
Un nouveau décès après celui de janvier
Ce drame intervient quelques mois seulement après un autre décès survenu dans des circonstances similaires. En janvier dernier, El Hacen Diarra, un Mauritanien de 35 ans, avait perdu la vie.
Selon les éléments communiqués à l’époque, son décès serait survenu après une « altercation violente » avec les forces de l’ordre. Ces deux affaires relancent les interrogations sur les conditions de détention en garde à vue.
