
église_corbeille_banc
Une affaire troublante secoue la communauté catholique de Haute-Loire. À Paulhaguet, des sommes d’argent ont mystérieusement disparu des corbeilles de collecte pendant plusieurs mois, conduisant le diocèse à mener une enquête interne qui pointe du doigt son propre administrateur paroissial.
Des disparitions régulières alertent les fidèles
C’est en ce début d’année 2026 que l’alerte est donnée. Des billets s’évaporent régulièrement des corbeilles destinées à la quête dominicale dans la paroisse de Paulhaguet. Les montants prélevés de manière illicite s’élèveraient entre 3 000 et 6 000 euros selon les estimations.
Face à ces anomalies répétées, plusieurs paroissiens décident de signaler la situation au diocèse du Puy-en-Velay. Une enquête interne est alors rapidement lancée pour faire la lumière sur ces détournements.
Le père Michel dans la tourmente
Les investigations menées par les autorités diocésaines convergent vers le père Michel, qui administrait la paroisse depuis un an et demi. Les incohérences relevées dans la comptabilité paroissiale ne trouvent aucune explication satisfaisante de sa part.
Mgr Yves Baumgarten, évêque du Puy-en-Velay, confirme officiellement les soupçons pesant sur le religieux. Malgré les accusations, ce dernier conteste fermement les faits qui lui sont reprochés.
Une fuite vers Madagascar
Le 8 mars 2026, le père Michel s’envole pour Madagascar dans le cadre d’un congé prévu de longue date. Depuis le printemps, il a rompu toute communication avec la paroisse qu’il administrait jusqu’alors.
Cette distance géographique complique considérablement toute démarche judiciaire selon le diocèse, qui invoque également des difficultés procédurales pour justifier son inaction.
Pas de plainte malgré l’ampleur du préjudice
Bien que le prêtre ait été démis de ses fonctions, le diocèse a pris la décision surprenante de ne pas déposer plainte. Cette position suscite l’incompréhension totale au sein de la communauté paroissiale.
L’évêque tente de justifier cette clémence en évoquant les « origines pauvres » du prêtre et une « tentation » liée à sa situation financière personnelle. Des arguments qui peinent à convaincre les fidèles lésés.
Une paroisse fragilisée financièrement
Les sommes détournées représentaient des fonds vitaux pour le fonctionnement quotidien de la paroisse. Entre l’entretien des bâtiments, les activités pastorales et les charges courantes, chaque euro collecté revêt une importance cruciale.
Face au préjudice subi, le diocèse s’est engagé à dédommager intégralement la paroisse de Paulhaguet. Un nouveau prêtre est attendu en septembre prochain pour prendre la relève et tourner cette page difficile.
