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Les flammes qui ont ravagé le bassin d’Arcachon ont contraint des milliers de personnes à quitter leur domicile. Face à cette urgence, le secteur de l’assurance vient d’annoncer des mesures concrètes pour soutenir les sinistrés dans cette épreuve.
Une prise en charge temporaire pour 220 000 personnes
Les compagnies d’assurances françaises ont décidé de prendre en charge les frais de relogement des victimes pour une période maximale de trois semaines. Cette mesure concerne environ 220 000 personnes qui ont dû être évacuées suite aux incendies.
Le bilan matériel s’avère particulièrement lourd : 42 000 hectares partis en fumée et 240 habitations complètement détruites. Un désastre qui marque durablement le territoire girondin.
Pourquoi les incendies ne sont pas considérés comme des catastrophes naturelles
La législation française, à travers la loi du 13 juillet 1982, définit précisément ce qu’est une catastrophe naturelle : des dommages provoqués par un phénomène naturel d’intensité anormale.
Or, les incendies échappent généralement à cette classification. La raison ? Ils sont le plus souvent causés par l’activité humaine, qu’elle soit volontaire ou accidentelle, et ne relèvent donc pas du cadre des catastrophes naturelles.
Les conditions pour obtenir une indemnisation
Les garanties nécessaires
Pour espérer être indemnisé, une garantie spécifique contre les incendies doit figurer dans votre contrat d’assurance multirisque habitation. Sans cette clause, aucune prise en charge n’est possible.
Attention également aux éléments situés à l’extérieur du logement : ils ne sont couverts que si vous avez souscrit une option particulière dédiée à ces biens.
Les démarches à effectuer rapidement
Les victimes doivent agir méthodiquement. Première étape : photographier tous les dommages et conserver précieusement les biens endommagés comme preuves.
Il faut ensuite rassembler l’ensemble des factures et justificatifs concernant les biens et le logement. Puis contacter son assureur sans délai, par téléphone, email ou tout autre moyen disponible.
Bonne nouvelle pour les sinistrés : le délai de déclaration a été prolongé jusqu’au 31 août, offrant ainsi plus de temps pour constituer les dossiers dans cette période difficile.
Le processus d’évaluation et d’indemnisation
L’intervention de l’expert
Un expert mandaté par la compagnie d’assurance se déplace pour évaluer le coût exact de remise en état des biens endommagés. Son rapport déterminera le montant de l’indemnisation.
Le calcul de l’indemnité
Le premier versement correspond à la valeur d’usage des biens, c’est-à-dire leur valeur actuelle après déduction de la vétusté. Un montant qui peut s’avérer décevant pour certains.
Si votre contrat inclut une clause « valeur à neuf », un complément vous sera versé. Mais attention : ce second versement n’intervient qu’après justification de la réalisation effective des travaux de réparation ou de remplacement.
Les pièges à éviter
L’indemnisation ne couvrira pas nécessairement l’intégralité des pertes subies. Un risque bien réel dont les assurés doivent avoir conscience.
Un phénomène récurrent aggrave cette situation : de nombreux assurés sous-évaluent volontairement leurs biens pour réduire le montant de leurs cotisations. Une stratégie à court terme qui se révèle désastreuse en cas de sinistre majeur.
