
Gabriel Attal ©Alamy
Candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, l’ancien Premier ministre Gabriel Attal dévoile un programme ambitieux de transformation radicale des institutions françaises. Au cœur de sa stratégie : une refonte complète de l’organisation du pouvoir et de l’administration, accompagnée de mesures chocs sur l’immigration, la fonction publique et les retraites.
Une révolution institutionnelle sans précédent
Gabriel Attal ne manque pas d’ambition. S’il accède à l’Élysée, il s’engage à mettre en œuvre la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958, année de la naissance de la Cinquième République. Un projet d’envergure qui vise à redistribuer les cartes du pouvoir en France.
Au programme : une nouvelle organisation territoriale destinée à « déparisianiser » le pays. L’ancien locataire de Matignon souhaite placer les maires au sommet de la hiérarchie des élus, faisant d’eux les acteurs les plus puissants du territoire.
Un Parlement drastiquement réduit
Dans un objectif affiché d’efficacité et d’économies, Gabriel Attal propose de réduire considérablement le nombre de parlementaires. L’Assemblée nationale passerait ainsi de 577 à 350 députés, tandis que le Sénat verrait ses effectifs diminuer de 348 à 200 sénateurs.
L’administration sous le signe de la rapidité
Le candidat veut graver dans le marbre constitutionnel un « principe de rapidité ». Concrètement, l’administration disposerait d’un délai maximal de deux mois pour répondre aux porteurs de projets.
Plus audacieux encore : en l’absence de réponse dans les temps, le silence de l’administration vaudrait accord. Une mesure destinée à dynamiser l’économie et à simplifier la vie des entrepreneurs.
Revoir les nominations stratégiques
Gabriel Attal entend également réformer le système de nomination aux postes stratégiques de l’État. Il propose de confier ces responsabilités à des personnalités disposant d’un mandat politique, renforçant ainsi la légitimité démocratique des décideurs.
Démocratie directe : un référendum par an
Pour rapprocher les citoyens des décisions politiques, l’ancien Premier ministre suggère d’organiser un référendum annuel. Particularité de ce scrutin : il comporterait plusieurs questions à choix multiples, permettant aux Français de se prononcer sur différents sujets simultanément.
Immigration et justice : des mesures fermes
Sur les questions régaliennes, Gabriel Attal adopte une ligne stricte. Il prévoit une réforme en profondeur du système judiciaire et annonce l’introduction de quotas limitatifs pour l’immigration, marquant un durcissement de la politique migratoire.
Fonction publique et retraites : des changements radicaux
Le candidat propose un plan de départs volontaires de 100 000 fonctionnaires, assorti d’une prime de départ. Une mesure qui vise à réduire la masse salariale de l’État tout en offrant une porte de sortie aux agents publics souhaitant se reconvertir.
Concernant les retraites, Gabriel Attal veut supprimer l’âge légal de départ pour instaurer un système universel intégrant une part de capitalisation, bouleversant ainsi le modèle actuel par répartition.
Face à Édouard Philippe : le duel de la droite
Conscient de la concurrence avec son ancien collègue Édouard Philippe, Gabriel Attal se positionne comme le candidat de « l’optimisme et de l’énergie », en contraste avec le discours qu’il juge plus rigoureux de l’ex-Premier ministre.
Il propose même, en cas d’égalité dans les sondages en 2027, d’organiser un « vote de départage » entre eux deux, une initiative inédite dans la vie politique française.

Parole et Parole, nous avons déjà vu cela avec Macron et vos idées de gauche, nous voyons le résultat, nous sommes dans la merde pour plusieurs années.