
Gabriel Attal ©Alamy
La France fait face à une vague sans précédent d’opérations de déstabilisation visant ses personnalités politiques. Trois figures majeures de la scène politique française se retrouvent dans le viseur de campagnes orchestrées depuis la Russie, multipliant les faux contenus et les accusations mensongères.
Gabriel Attal : une multiplication d’attaques en deux semaines
L’ancien Premier ministre subit actuellement une campagne de désinformation d’une ampleur inédite. En l’espace de quinze jours seulement, pas moins de quatre opérations d’ingérence ont été recensées à son encontre.
Parmi les techniques employées, la diffusion de dix faux reportages et fausses unes de presse mettant en cause sa santé et l’accusant de corruption. Une vidéo utilisant l’intelligence artificielle a également circulé, projetant des caricatures directement sur le Panthéon.
Face à cette offensive, Gabriel Attal a officiellement déposé plainte pour « ingérence étrangère » le 7 août dernier.
Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann également dans la ligne de mire
Des calomnies sur l’état de santé d’Édouard Philippe
Le maire du Havre n’a pas échappé à ces manœuvres malveillantes. Cet été, des informations mensongères concernant son état de santé ont été largement diffusées dans le cadre d’opérations d’ingérence russes.
Léa Salamé utilisée pour atteindre Raphaël Glucksmann
L’eurodéputé a été visé de manière indirecte, à travers sa compagne, la journaliste Léa Salamé. Cette dernière s’est retrouvée accusée de corruption médiatique dans une campagne visant à discréditer le couple.
Raphaël Glucksmann a, lui aussi, franchi le pas judiciaire en déposant plainte le 12 août pour « ingérence étrangère ».
Des enquêtes judiciaires officiellement ouvertes
Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’investigations sur ces affaires d’ingérence. Les chefs d’accusation retenus comprennent notamment l’usurpation d’identité et la diffusion de contenus générés sans consentement.
La section « protection des libertés fondamentales » du parquet s’est par ailleurs saisie d’office des soupçons d’ingérence russe, soulignant la gravité de la situation.
Un engagement pro-ukrainien comme facteur commun
Un point commun relie ces trois personnalités politiques : leur soutien affiché à l’Ukraine depuis l’invasion russe déclenchée en février 2022. Leurs positions fermes sur le conflit semblent constituer la principale motivation derrière ces attaques coordonnées.
La fermeté affichée par les autorités françaises
Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a tenu à rappeler que la France ne tolérera aucune ingérence étrangère sur son territoire.
Gabriel Attal a également évoqué des opérations d’ingérence menées en faveur de certains candidats politiques, citant notamment le Rassemblement national, perçu comme un allié de la Russie dans le paysage politique français.
