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Une banale dispute familiale qui vire au drame. Dans l’Oise, un père et son fils ont transformé leur domicile en champ de bataille avant de s’en prendre violemment aux forces de l’ordre. Devant le tribunal correctionnel de Senlis, les faits ont révélé une escalade de violence particulièrement préoccupante.
Une bagarre entre père et fils qui laisse des traces
Le 15 août dernier, au Mesnil-en-Thelle, Manuel A., 74 ans, et son fils Laurent, 56 ans, en sont venus aux mains dans leur appartement. L’affrontement entre les deux hommes a pris une tournure dramatique.
Les traces de sang sur les murs et la porte défoncée témoignent de la violence de l’altercation. Entre insultes et coups portés, la situation familiale a rapidement dérapé, nécessitant l’intervention des gendarmes.
Des outrages racistes envers les militaires
L’arrivée des forces de l’ordre n’a fait qu’envenimer la situation. Manuel A. a multiplié les insultes racistes à l’encontre des gendarmes, allant jusqu’à effectuer des saluts nazis devant les militaires.
De son côté, Laurent a tenté de frapper les représentants de l’autorité. Un comportement qui a considérablement aggravé leur situation judiciaire déjà compromise par la rixe familiale.
L’alcool mis en cause lors de l’audience
Face au tribunal correctionnel de Senlis, Manuel A. a tenté de s’expliquer en évoquant sa consommation d’alcool. « Quand on ne boit pas, ça se passe bien à la maison », a-t-il déclaré pour justifier son comportement, tout en présentant ses excuses.
Laurent a reconnu pour sa part son caractère impulsif. Ces explications n’ont toutefois pas convaincu la procureure, qui a insisté sur la gravité exceptionnelle des propos racistes tenus par le septuagénaire.
Des peines de prison et une interdiction de contact
Le tribunal a prononcé des condamnations fermes. Manuel A. écope de dix mois de prison ferme aménageables, assortis de six mois avec sursis probatoire. Son fils Laurent se voit infliger dix mois de prison avec sursis probatoire.
Au-delà de ces peines, les deux hommes devront respecter une interdiction de contact pendant un an. Une mesure visant à apaiser les tensions au sein de cette famille marquée par la violence et l’alcoolisme.
