
manufacture-verre-extérieure
L’avenir de la célèbre manufacture française de verres trempés pourrait bientôt s’éclaircir. Alors que l’entreprise traverse une nouvelle phase critique de son histoire, plusieurs entrepreneurs se positionnent pour reprendre le flambeau de cette institution industrielle.
Un trio de candidats pour redresser la barre
La procédure de redressement judiciaire de Duralex a suscité l’intérêt de trois acteurs économiques aux profils variés. Chacun d’eux a officiellement déposé un dossier de candidature auprès des autorités compétentes.
Parmi les prétendants figure Cédric Meston, entrepreneur agissant par l’intermédiaire de sa holding Tomé. Ce cofondateur de HappyVore s’est récemment illustré en reprenant Tupperware France au début de l’année 2025, démontrant ainsi son appétit pour les marques patrimoniales en difficulté.
Des profils diversifiés
Le groupe stéphanois Carlesimo fait également partie des candidats sérieux. Cette entreprise ligérienne avait d’ailleurs publiquement exprimé son intention de participer à l’opération de sauvetage dans plusieurs médias.
Enfin, une société basée à Hongkong, AA Investments, complète le tableau des postulants. Dirigée par Morteza Goshayeshi, cette structure se spécialise dans la distribution internationale de produits cosmétiques et de biens destinés au grand public.
Le calendrier judiciaire se précise
Les propositions de rachat seront scrutées par le tribunal de commerce d’Orléans au cours des semaines à venir. La juridiction commerciale devra analyser minutieusement chaque projet pour déterminer lequel garantit le mieux la pérennité de l’emploi et de l’activité.
Une audience cruciale est programmée pour le 17 septembre prochain. Elle permettra d’établir le planning détaillé de la procédure de sélection. À noter que la date butoir pour le dépôt des candidatures avait été repoussée jusqu’au 11 septembre.
Une entreprise aux multiples vies
Cette nouvelle procédure collective constitue le cinquième redressement judiciaire de l’entreprise en un peu plus de deux décennies. Un parcours chaotique qui témoigne des difficultés structurelles rencontrées par cette icône du savoir-faire français.
En 2024, les 243 salariés de la manufacture avaient choisi de reprendre leur outil de travail sous forme de coopérative. Une initiative courageuse qui n’a malheureusement pas suffi à stabiliser durablement la situation économique.
Réputée mondialement pour sa production de verres réputés incassables grâce à un procédé de trempe thermique unique, Duralex représente un patrimoine industriel que beaucoup espèrent voir préservé.
