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C’est un événement qui marque l’actualité politique et religieuse française. Depuis le 25 septembre, le Saint-Père effectue son premier déplacement officiel dans l’Hexagone, attirant l’attention de toute la classe politique. Cette visite historique s’inscrit dans un contexte particulier, alors que plusieurs personnalités se préparent aux prochaines échéances électorales majeures.
Un pontife américain qui maîtrise la langue de Molière
Le successeur du Pape François, intronisé en mai 2025, vient des États-Unis et présente la particularité de s’exprimer couramment en français. Cette compétence linguistique facilite grandement les échanges lors de ce périple hexagonal, qui s’étale sur plusieurs jours et couvre différentes régions.
Dès son arrivée sur le tarmac d’Orly vendredi, le Saint-Père a été accueilli personnellement par Emmanuel Macron, avant de prononcer une allocution solennelle au palais de l’Élysée. Une marque de respect protocolaire qui souligne l’importance de cette visite.
Un programme chargé entre Paris, Lourdes et Metz
Paris, première étape symbolique
La capitale a réservé un accueil grandiose au pontife. Après son passage à l’UNESCO, où il a rencontré Ségolène Royal dans le cadre de ses anciennes responsabilités, le Pape a sillonné les rues parisiennes à bord de la célèbre papamobile.
Les temps forts se sont enchaînés : vêpres à Notre-Dame, puis une imposante veillée de prière au Stade de France, rassemblant des milliers de fidèles dans une ferveur impressionnante.
Samedi : une journée dédiée aux sacrements
Le lendemain, le programme prévoyait une rencontre avec des futurs baptisés à l’Institut catholique de Paris, suivie d’une messe solennelle place de la Concorde. C’est précisément lors de cette célébration que se retrouveront plusieurs figures politiques de premier plan.
Lourdes et Metz au cœur des enjeux spirituels
Dimanche, cap sur la cité mariale pour un moment particulièrement attendu : la rencontre avec des victimes de violences sexuelles commises au sein de l’Église. Un rendez-vous crucial dans le combat pour la reconnaissance et la réparation.
Lundi, c’est à Metz que se déroulera la rencontre avec le président de la République et plusieurs dirigeants européens. Les discussions porteront sur des sujets géopolitiques majeurs : le conflit entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que la régulation de l’intelligence artificielle.
La visite s’achèvera par une messe de clôture à la cathédrale Saint-Étienne de Metz, en présence du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.
La classe politique se presse à la Concorde
L’office dominical place de la Concorde sera le théâtre d’un rassemblement politique rare. Parmi les candidats à l’élection présidentielle qui ont confirmé leur présence figurent Gabriel Attal pour Renaissance, Édouard Philippe d’Horizons, et Bruno Retailleau représentant Les Républicains.
Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen et Jordan Bardella seront également présents, tout comme Éric Zemmour. Le Premier ministre Sébastien Lecornu assistera à la cérémonie, accompagné de son prédécesseur Michel Barnier.
Les absences qui font parler
Si le déplacement pontifical mobilise largement, certaines personnalités brilleront par leur absence. Marine Tondelier ne pourra être présente en raison de la naissance de son enfant, tandis qu’Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a décliné l’invitation.
Concernant Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon et Fabien Roussel, leurs entourages respectifs n’ont fourni aucune réponse quant à leur participation éventuelle.
