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Les dernières projections électorales bouleversent le paysage politique français. Alors que les tractations pour désigner les candidats à l’élection présidentielle s’intensifient, une étude Toluna-Harris Interactive révèle des tendances qui pourraient redessiner les équilibres de la compétition. Entre configurations multiples et hypothèses variées, un constat s’impose : la candidate du Rassemblement National et le leader de La France Insoumise apparaissent comme les acteurs incontournables de ce scrutin à venir.
Un second tour qui se dessine déjà
Dans toutes les configurations testées par l’institut de sondage, Jean-Luc Mélenchon se qualifie systématiquement pour le second tour. Le député des Bouches-du-Rhône obtient entre 17 et 18 % des intentions de vote au premier tour selon les différents scénarios envisagés.
Face à lui, Marine Le Pen domine largement les intentions de vote avec un score oscillant entre 35 et 36 % dès le premier tour. Cette avance confortable la positionne comme la grande favorite de cette élection présidentielle.
Un rapport de force déséquilibré
Si ce duel se concrétisait au second tour, l’issue ne fait guère de doute selon l’enquête. La présidente du Rassemblement National écraserait son adversaire insoumis avec 69 % des suffrages exprimés, laissant seulement 31 % à Jean-Luc Mélenchon.
La droite et le centre en pleine recomposition
Du côté de la droite et du centre, plusieurs noms circulent pour incarner une alternative. Édouard Philippe apparaît comme le mieux placé avec 13 à 16 % des intentions de vote selon qu’il est seul ou en concurrence avec Gabriel Attal.
L’ancien Premier ministre obtiendrait même 16 % si Gabriel Attal renonçait à se présenter. Dans un face-à-face avec Marine Le Pen au second tour, il limiterait toutefois la casse avec 43 % des voix contre 57 % pour sa rivale d’extrême droite.
Attal et Glucksmann dans la course
Gabriel Attal, lorsqu’il est candidat, récolte entre 5 et 12 % des intentions de vote. Son meilleur score (12 %) est atteint quand il se présente à la place d’Édouard Philippe, accompagné de Raphaël Glucksmann qui obtient alors 11 %.
Justement, le député européen Place publique affiche de meilleures performances que François Hollande. Là où Raphaël Glucksmann atteint jusqu’à 11 % des suffrages, l’ancien président de la République plafonne à 8 % maximum dans les différentes configurations.
Les candidats en difficulté
Certaines personnalités peinent à décoller dans les sondages. Bruno Retailleau stagne entre 7 et 10 % selon les hypothèses, sans parvenir à s’imposer comme le candidat naturel de la droite républicaine.
Éric Zemmour, quant à lui, n’obtient que 5 % des intentions de vote dans le scénario où il est présent aux côtés de Marine Le Pen, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann.
Des attentes fortes sur les questions économiques et sécuritaires
Parallèlement à ce sondage électoral, une étude CSA révèle les préoccupations majeures des Français. Sur le plan économique, 87 % des citoyens réclament une baisse des taxes sur les carburants, tandis que 66 % se déclarent mécontents de la politique économique menée sous la présidence d’Emmanuel Macron.
Immigration : des positions tranchées
Concernant l’immigration, les attentes sont clairement exprimées. 72 % des Français souhaitent réduire les aides sociales accordées aux étrangers résidents sur le territoire national.
Plus radical encore, 85 % des personnes interrogées se déclarent favorables à l’emprisonnement systématique des étrangers sous Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF) qui commettraient des crimes ou des délits.
