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Dans le Pas-de-Calais, une affaire vestimentaire vire au scandale politique. L’attitude d’un membre de l’équipe municipale lors d’une réunion publique a provoqué un tollé, contraignant l’intéressé à quitter ses fonctions. L’opposition s’insurge contre la banalisation de symboles controversés.
Un slogan polémique au cœur d’une démission
L’adjoint au maire de Grenay, élu sur la liste du Rassemblement National en mars dernier, a présenté sa démission après une polémique sans précédent. En cause : le port d’un tee-shirt arborant l’inscription « White Lives Matter » durant une assemblée publique.
Ce slogan, directement lié aux mouvements suprémacistes blancs, a suscité l’indignation au sein du conseil municipal et de la population locale. La photographie immortalisant ce moment a été diffusée par les services municipaux sur les réseaux sociaux avant d’être rapidement supprimée.
La maire condamne fermement le choix vestimentaire
Daisy Duveau, première magistrate de la commune, n’a pas mâché ses mots face à cette situation. Elle a jugé le comportement de son adjoint « inacceptable et inadéquat », prenant ainsi ses distances avec un élu de sa propre majorité.
Cette prise de position rapide témoigne de la gravité de l’incident et de la volonté de l’édile d’éviter toute confusion idéologique au sein de son administration.
L’opposition demande des comptes
Les groupes d’opposition municipaux ont immédiatement réagi en exigeant le départ de l’adjoint concerné. Le Parti communiste français, principal opposant à Grenay, s’est particulièrement mobilisé dans cette affaire.
Les élus PCF ont publiquement interrogé la banalisation de symboles rattachés à l’idéologie suprémaciste. Ils ont également évoqué la possibilité d’une saisine judiciaire pour faire toute la lumière sur cet épisode.
Une démission obtenue sous la pression
Face à la multiplication des critiques et à l’ampleur de la controverse, l’élu RN n’a finalement eu d’autre choix que de renoncer à son mandat d’adjoint. Cette décision met un terme provisoire à une crise politique locale qui avait pris une ampleur considérable en quelques jours.
L’affaire soulève néanmoins des questions sur les contrôles exercés au sein des équipes municipales et sur la vigilance nécessaire concernant les messages véhiculés par les représentants élus.
