
Sarah Knafo @instagram
Le débat sur l’explosion de la dette publique française s’invite sur les plateaux télévisés. Les responsabilités politiques sont pointées du doigt avec une virulence rare, cristallisant les tensions autour de la gestion budgétaire du pays ces dernières années.
Une attaque frontale contre l’ancien locataire de Bercy
Sur le plateau de l’émission « Esprits Libres » diffusée sur Le Figaro TV, Sarah Knafo, députée européenne et auteure de « Le Casse du siècle » publié aux éditions Fayard, n’a pas mâché ses mots. Elle a directement mis en cause Bruno Le Maire dans l’augmentation vertigineuse de l’endettement national.
L’élue européenne a rappelé que l’ancien ministre de l’Économie a passé plus de sept ans à Bercy, de mai 2017 à septembre 2024. Une période qu’elle qualifie de désastreuse pour les finances publiques françaises.
Plus de 1000 milliards d’euros de dette supplémentaire
Selon Sarah Knafo, Bruno Le Maire porte une responsabilité majeure dans l’augmentation de la dette publique de plus de 1000 milliards d’euros. Elle souligne son implication dans l’élaboration de douze budgets consécutifs, durant ce qu’elle considère comme la pire période budgétaire de la Cinquième République.
Face à cette situation, la députée européenne préconise une solution radicale : la suppression de 800 000 postes de fonctionnaires. Elle estime que les mesures d’économies proposées par l’ancien ministre ne représentent qu’une goutte d’eau, à peine 1,7% de la dette publique.
Une riposte cinglante de l’ancien ministre
Bruno Le Maire n’est pas resté silencieux face à ces accusations. Il a qualifié le réquisitoire de Sarah Knafo de malhonnête, rejetant en bloc les reproches formulés à son encontre.
L’ancien ministre a même contre-attaqué avec une pointe d’ironie mordante. Il a suggéré que si des suppressions de postes de fonctionnaires devaient être envisagées, celui de Sarah Knafo à la Cour des Comptes pourrait figurer en tête de liste.
Un conflit d’intérêts soulevé
Bruno Le Maire a profité de l’échange pour mettre en lumière sa propre démission de la haute fonction publique. Par cette remarque, il insinue que Sarah Knafo se trouve dans une position ambiguë, étant simultanément juge et partie tant qu’elle n’aura pas reçu son avis de radiation de l’administration.
Cette passe d’armes télévisée, animée par Alexandre Devecchio et diffusée le jeudi 1er octobre, illustre l’intensité des débats sur la gestion des finances publiques. L’émission reste disponible sur le site du Figaro pour ceux qui souhaiteraient suivre l’intégralité des échanges.
