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Une tuerie meurtrière qui avait endeuillé Fort Hood
Le 5 novembre 2009, une fusillade sanglante avait frappé la base militaire de Fort Hood, située au Texas. Treize personnes avaient perdu la vie, dont douze soldats, tandis que des dizaines d’autres avaient été blessées lors de cet assaut meurtrier.
L’auteur des faits, Nidal Hasan, psychiatre militaire américain d’origine palestinienne, avait ouvert le feu sur ses compatriotes. Opposé aux interventions militaires en Afghanistan et en Irak, il avait été grièvement blessé durant l’attaque et demeure paralysé, se déplaçant désormais en fauteuil roulant.
Condamné à la peine capitale en 2013, il attend depuis lors dans le couloir de la mort militaire.
Une exécution publique inédite annoncée par le Pentagone
Le ministère américain de la Défense a révélé que l’exécution serait « diffusée en direct ». Cette information a été confirmée par un responsable anonyme auprès de l’Agence France-Presse.
Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a précisé que Nidal Hasan serait exécuté par peloton d’exécution, « comme il se doit ». Selon lui, il est crucial que le public américain comprenne les conséquences des actes commis par le condamné.
Un événement historique depuis la Seconde Guerre mondiale
Cette exécution marquera un tournant dans l’histoire judiciaire militaire américaine. Il s’agira de la première exécution par peloton d’exécution ordonnée par l’armée depuis la Seconde Guerre mondiale.
La dernière mise à mort effectuée par la justice militaire aux États-Unis remonte à 1961. Depuis 1916, l’armée américaine a procédé à 135 exécutions de militaires.
L’approbation présidentielle et les réactions politiques
L’exécution a reçu le feu vert de Donald Trump, qui a approuvé la décision du Pentagone. Cette validation présidentielle était nécessaire pour qu’une exécution militaire puisse avoir lieu.
Sur les réseaux sociaux, Jack Posobiec a soulevé des interrogations concernant les dernières volontés du condamné. Pete Hegseth a répondu avec indifférence à ces questions, affichant une position ferme sur l’application de la sentence.
