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Lorsqu’une élue de la République se retrouve contrainte de revivre publiquement son traumatisme à plusieurs reprises sans bénéficier du soutien institutionnel auquel elle pourrait prétendre, c’est toute la question de l’accompagnement des victimes au sein des institutions qui se pose. Une situation qui révèle les failles du système de protection des parlementaires.
Une demande de protection restée sans réponse
Sandrine Josso, élue MoDem à l’Assemblée nationale, dénonce l’absence de protection fonctionnelle accordée par l’institution parlementaire. Cette mesure, censée protéger les agents publics dans l’exercice de leurs fonctions, lui a été refusée malgré sa situation.
La députée se bat pour obtenir cette protection, qui constitue un droit essentiel permettant aux élus victimes de bénéficier d’un soutien juridique et administratif face aux difficultés rencontrées dans le cadre de leur mandat.
Un témoignage répété lors de l’examen d’une loi majeure
C’est lors de la séance du vendredi 9 octobre, au cours de l’examen de la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, que la parlementaire a exprimé son désarroi face à cette situation.
« À deux reprises, je dois exposer mon histoire », a-t-elle déclaré, soulignant la difficulté de devoir raconter à nouveau ce qu’elle a vécu.
Un débat sur la protection des victimes au Parlement
Cette affaire met en lumière les insuffisances du dispositif de protection des élus victimes au sein de l’hémicycle. Alors que le texte examiné vise précisément à renforcer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, l’absence de soutien institutionnel accordé à une députée concernée apparaît paradoxale.
Le cas de Sandrine Josso interroge sur les mécanismes de solidarité et d’accompagnement mis en place par l’Assemblée nationale pour ses propres membres confrontés à de telles épreuves.
