
Raphaël Glucksmann ©Wikimedia
L’horizon de l’élection présidentielle de 2027 se dessine progressivement. Un nouveau sondage OpinionWay pour CNews vient bouleverser les équilibres politiques et confirme une tendance forte : la candidate du Rassemblement National continue de creuser l’écart avec ses adversaires potentiels. Les résultats dévoilent un paysage électoral où la droite radicale domine nettement, tandis que la gauche et le centre peinent à mobiliser.
Une domination écrasante de la candidate RN
Marine Le Pen caracole en tête avec 35% des intentions de vote au premier tour. Ce score confortable la place loin devant ses concurrents directs et lui offre une position stratégique déterminante pour la suite de la compétition.
Les projections pour le second tour renforcent encore cette avance. Face à Jean-Luc Mélenchon, elle obtiendrait 68% des suffrages, un écart massif qui témoigne d’un rejet important du leader insoumis au-delà de son camp.
Contre Édouard Philippe ou Raphaël Glucksmann, la présidente du RN l’emporterait également avec 56% des voix, confirmant sa capacité à fédérer au-delà de son électorat traditionnel.
La gauche fragmentée et en difficulté
Le leader de La France Insoumise recueille 15% des intentions de vote, en baisse de deux points par rapport à la dernière enquête. Cette érosion progressive interroge sur sa capacité à reconquérir l’électorat de gauche.
Raphaël Glucksmann, fort de sa victoire à la primaire sociale-démocrate, profite d’une dynamique favorable avec 13% des intentions. Le député européen de Place publique semble incarner une alternative crédible pour les électeurs progressistes désireux de renouvellement.
Les petits candidats en embuscade
Du côté des scores modestes, Bruno Retailleau (Les Républicains) capte 6% des intentions, tandis qu’Éric Zemmour regagne du terrain avec 5%, en progression de trois points. Gabriel Attal obtient également 5%, et David Lisnard 4%.
Nicolas Dupont-Aignan, Karim Bouamrane, Marine Tondelier, Fabien Roussel et Nathalie Arthaud restent relégués à des scores marginaux.
Philippe en perte de vitesse
L’ancien Premier ministre Édouard Philippe enregistre un net recul. Avec 12% des intentions de vote, il perd trois points par rapport au sondage de septembre, signe d’un essoufflement de son positionnement centriste.
Cette chute interroge sur la pertinence de sa stratégie face à une recomposition du paysage politique où les positions tranchées semblent davantage séduire.
Le pouvoir d’achat, obsession des Français
Un sondage Ifop pour Vae Solis révèle que 90% des Français considèrent le pouvoir d’achat comme un critère décisif pour leur choix en 2027. Cette préoccupation transcende les clivages partisans.
Sans surprise, les électeurs de La France Insoumise et du Rassemblement National se montrent particulièrement sensibles à cette thématique, confirmant l’ancrage social de ces deux formations.
Tensions et incidents de campagne
Le climat politique se tend déjà. Raphaël Glucksmann a été victime d’un enfariné par un individu non identifié. Le député européen a immédiatement appelé Jean-Luc Mélenchon à désavouer publiquement ses militants.
Sur CNews, une étudiante de l’UNI a vivement critiqué le parti de Jean-Luc Mélenchon, lui reprochant son rôle dans les mobilisations lycéennes et universitaires. Elle a lancé un appel aux jeunes de droite pour qu’ils fassent davantage entendre leur voix.
Une campagne qui s’annonce explosive
Ces incidents préfigurent une campagne présidentielle sous haute tension, où les affrontements idéologiques risquent de prendre le pas sur les débats de fond.
À moins de trois ans de l’échéance électorale, le rapport de force semble déjà établi, mais les rebondissements politiques peuvent encore redistribuer les cartes.
