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Les images sont glaçantes et soulèvent une vague d’indignation. En marge des tensions du 24 octobre dernier, un incident impliquant un très jeune enfant et les forces de l’ordre secoue la capitale normande. Entre vidéos choc, plaintes déposées et demandes de sanctions, l’affaire prend une tournure judiciaire qui interroge sur les pratiques policières lors de maintien de l’ordre.
Un projectile explose devant un enfant en pleine rue
C’est une scène difficile à regarder. Un policier a lancé un projectile qui a explosé aux pieds d’un enfant de cinq ans à Rouen, alors que la famille n’avait aucun lien avec la manifestation en cours. La séquence, captée par plusieurs téléphones, circule depuis sur les réseaux sociaux.
Selon le témoignage de la mère, la famille rentrait simplement à son domicile lorsque le drame a failli tourner au pire. « Il n’y avait pas de troubles à l’ordre public justifiant l’utilisation d’un projectile à ce moment », affirme-t-elle dans sa plainte contre X.
Le maire saisit immédiatement la justice
Après avoir visionné les vidéos, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, a saisi le parquet. Une réaction rapide face à un incident qu’il juge inacceptable et qui nécessite des explications claires.
Le magistrat a exigé que des sanctions soient prises si des manquements sont confirmés de la part des forces de l’ordre. Le procureur de la République de Rouen a aussitôt ouvert une enquête pour déterminer précisément les circonstances de cette intervention policière.
Une députée dénonce des pratiques illégales
Alma Dufour, députée LFI de la 4e circonscription de Seine-Maritime, a également saisi la justice. Elle évoque des usages disproportionnés de la force et des agissements illégaux de la police lors de cette journée du 24 octobre.
Les vidéos consultées montrent effectivement un contexte tendu : des passants précédant la famille semblaient avoir participé à la manifestation, tandis qu’un nuage de gaz lacrymogène a provoqué la fuite en pleurs de plusieurs personnes.
Des violences d’extrême droite également au cœur de l’enquête
L’incident impliquant l’enfant n’est pas isolé. La même députée a signalé des agressions perpétrées par des groupuscules d’extrême droite le même jour. Des faits qui s’ajoutent à un tableau déjà sombre de cette journée de manifestation.
Le maire a demandé la dissolution du groupe « Les Normaux » après l’identification de certains de ses membres sur des vidéos. Une enquête pour violences aggravées a été ouverte suite à la diffusion d’images montrant des militants nationalistes frappant un homme au sol après la manifestation.
Des investigations toujours en cours
Les autorités locales et la justice poursuivent leurs investigations pour établir les responsabilités liées à l’ensemble de ces incidents. Entre l’affaire du projectile tiré près de l’enfant et les violences commises par des militants d’extrême droite, plusieurs dossiers sont désormais entre les mains des enquêteurs.
Les prochaines semaines seront décisives pour déterminer si des poursuites seront engagées, tant du côté des forces de l’ordre que des groupes violents identifiés lors de cette journée explosive du 24 octobre à Rouen.
