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Une vague de mesures administratives et économiques entre en vigueur ce 1er novembre, touchant directement le portefeuille des Français. Entre hausses tarifaires, nouvelles obligations et dispositifs de protection sociale, cette journée marque un tournant pour des millions de foyers.
Le gaz s’envole, le gazole chute : le grand écart des prix de l’énergie
Les consommateurs de gaz vont ressentir le choc sur leur prochaine facture. Le prix du mégawattheure bondit de 182,88 € à 194,90 € TTC, soit une augmentation de 6,6%. Concrètement, cette hausse se traduira par un surcoût moyen de 12 € TTC pour les contrats indexés.
Mais une bonne nouvelle vient tempérer cette mauvaise nouvelle énergétique. La libération de 10 millions de barils de gazole devrait permettre une baisse du prix à la pompe comprise entre 12 et 18 centimes par litre. Les automobilistes peuvent espérer économiser entre 6 et 9 euros sur un plein de 50 litres.
Cette remise devra être affichée de manière visible pour les consommateurs, garantissant ainsi la transparence de cette mesure.
La trêve hivernale s’installe jusqu’en mars
Jusqu’au 31 mars 2027, les locataires en difficulté bénéficieront d’une protection renforcée. Les procédures d’expulsion sont suspendues, sauf dans de rares cas exceptionnels.
Parallèlement, les fournisseurs d’énergie ne pourront procéder à aucune coupure de gaz ou d’électricité durant toute cette période. Un répit crucial pour les ménages les plus fragiles face à l’hiver qui approche.
Pneus hiver obligatoires dans les zones montagneuses
Les automobilistes de 34 départements doivent désormais se conformer à une nouvelle obligation. Dans certaines communes des massifs montagneux, il devient impératif de disposer d’équipements hivernaux adaptés.
Pneus hiver, chaînes ou chaussettes à neige : les conducteurs devront s’équiper en conséquence sous peine de sanctions. Cette mesure vise à renforcer la sécurité routière dans les zones particulièrement exposées aux intempéries hivernales.
Indemnités d’accident : un plafonnement qui pénalise les hauts salaires
Une modification moins visible mais significative concerne les indemnités journalières après un accident de travail. Le plafond du salaire pris en compte subit une réduction.
Les salariés percevant un salaire brut supérieur à 1,8 fois le Smic (environ 3360 € brut mensuel) seront directement impactés. L’indemnisation sera désormais plafonnée à 65,17 € par jour pour les premiers 28 jours, puis à 86,90 € au-delà.
Une redevance européenne programmée pour 2026
Bien que son application soit différée au 1er novembre 2026, une nouvelle redevance de 2 € fera son apparition sur les marchandises issues de plateformes extra-européennes.
Ce prélèvement sera calculé en fonction de la famille de produits commandés, dans le cadre d’une harmonisation des pratiques commerciales au sein de l’Union européenne.
