
Bâtiment_Gouvernement_Admin
Alors que le débat sur la réduction des dépenses de l’État s’intensifie, David Lisnard affiche ses ambitions présidentielles avec un programme de réformes radicales. Le maire LR de Cannes propose une refonte complète du fonctionnement de l’administration française, visant des économies massives et une transformation profonde de la gouvernance.
Un objectif d’économies colossal annoncé
L’édile cannois ne fait pas dans la demi-mesure. Son programme vise à économiser entre 200 et 300 milliards d’euros, avec une première étape ambitieuse dès la première année au pouvoir.
Pour y parvenir, David Lisnard prévoit un effort initial de 80 milliards d’euros de réduction budgétaire dès les douze premiers mois. Une approche qui traduit sa volonté d’agir rapidement et de manière déterminée.
Un « gouvernement commando » pour tenir les délais
Le candidat potentiel à la présidentielle de 2027 envisage une méthode de gouvernance inédite. Il propose la création d’un exécutif resserré, qu’il qualifie de « gouvernement commando », avec des objectifs précis à atteindre.
Chaque ministre se verrait attribuer des missions spécifiques pour les 200 premiers jours de mandat. En cas d’échec, les membres du gouvernement pourraient être remplacés, instaurant ainsi une responsabilité directe et mesurable.
La bureaucratie dans le viseur du maire cannois
Un État trop fragmenté selon Lisnard
Le diagnostic du maire de Cannes pointe du doigt la multiplication des structures administratives. Environ 1 200 agences, opérateurs et organismes publics auraient été créés au cours des 25 dernières années.
Cette prolifération serait à l’origine d’un empilement des compétences et d’une complexité administrative nuisible à l’efficacité. Les directions régionales de l’environnement, de l’agriculture, de la mer ainsi que les agences régionales de santé figurent parmi les cibles prioritaires de cette réorganisation.
Une guerre déclarée aux normes
David Lisnard propose d’instaurer un « moratoire sur les normes stupides », visant à simplifier drastiquement le cadre réglementaire français. L’objectif : réduire de moitié le stock de normes existantes sur une période de cinq ans.
Le candidat souhaite également interdire les surtranspositions des directives européennes, ces dispositions qui vont au-delà des exigences communautaires et alourdissent les contraintes pesant sur les acteurs économiques et les collectivités.
Des mesures sociales controversées à prévoir
Le volet social du programme ne devrait pas faire l’unanimité. David Lisnard prévoit un plafonnement de certaines prestations sociales, sans préciser lesquelles à ce stade.
Plus radical encore, il envisage une désindexation des pensions de retraite pour les plus hauts revenus. Une mesure qui s’accompagnerait d’un relèvement de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.
Le système de retraite évoluerait également vers une capitalisation accrue, marquant une rupture avec le modèle actuel de répartition.
Un positionnement qui porte ses fruits dans les sondages
Cette stratégie de rupture semble porter ses fruits sur le plan électoral. Selon un sondage Ifop réalisé pour LCI le 3 novembre, David Lisnard obtient 7 % des intentions de vote.
Ce score lui permet de devancer Bruno Retailleau au sein de la droite républicaine, confirmant son statut de figure montante pour l’échéance présidentielle de 2027.
