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Le mouvement dirigé par Jean-Luc Mélenchon présente un programme ambitieux baptisé « L’Avenir en commun ». Ce projet politique, fruit d’une large consultation citoyenne, vise à répondre aux défis majeurs de notre époque : urgence climatique, fractures sociales et tensions géopolitiques croissantes.
Un projet collaboratif d’envergure
Le document programmatique rassemble 1 069 propositions concrètes, élaborées à partir de 24 000 contributions de citoyens et enrichies par 200 auditions d’experts et d’acteurs de terrain.
Cette démarche participative reflète la volonté du mouvement de construire un projet politique en phase avec les préoccupations réelles des Français. L’écologie, la refonte des institutions et l’établissement d’une VIe République constituent les piliers de cette vision.
La transition écologique au cœur du dispositif
Des objectifs environnementaux ambitieux
Le programme fixe comme cap d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2060. Une échéance qui nécessitera une transformation profonde du modèle énergétique national.
Parmi les propositions originales figure l’instauration d’une conscription citoyenne écologique de neuf mois, destinée à mobiliser la population autour des enjeux environnementaux.
Des institutions internationales pour le climat
Le texte prévoit la création d’un tribunal international de justice climatique et d’une organisation mondiale de l’environnement. Ces instances auraient vocation à faire respecter les engagements écologiques à l’échelle planétaire.
Un fonds d’indemnisation des victimes de pollution est également envisagé, accompagné d’un dispositif de protection renforcé pour les lanceurs d’alerte environnementaux.
Alimentation et agriculture repensées
La réduction de moitié de la consommation de protéines animales figure parmi les objectifs, parallèlement à un développement massif de l’agriculture biologique.
Le volet social : des mesures fortes
Retraite et pouvoir d’achat
Le retour à la retraite à 60 ans après 40 annuités de cotisation constitue une mesure phare du programme. Elle s’accompagne d’une revalorisation significative du salaire minimum, porté à 1 700 euros nets mensuels.
Nouvelles protections pour les aidants
Le projet propose l’instauration d’un congé de proche aidant et accorde sept jours de congé après le décès d’un proche, y compris le décès d’un ami. Une reconnaissance inédite des liens affectifs non familiaux.
Refondation institutionnelle et régulation économique
Une assemblée constituante serait convoquée pour élaborer les fondements d’une nouvelle République. Cette transformation institutionnelle s’accompagnerait de mesures économiques ciblées.
La concentration du patrimoine immobilier serait limitée à cinq logements transmis par succession. Une instance nationale superviserait par ailleurs la commercialisation des systèmes d’intelligence artificielle.
Lutte contre les discriminations et mémoire historique
Un budget d’un milliard contre le racisme
Le programme prévoit un investissement d’un milliard d’euros pour combattre l’islamophobie, l’antisémitisme et toutes les formes de racisme. Un engagement budgétaire sans précédent dans ce domaine.
Régulation des contenus en ligne
Un organisme indépendant serait créé pour lutter contre les discours complotistes et la haine diffusés sur Internet. Cette structure viserait à protéger le débat démocratique des dérives numériques.
Reconnaissance de la colonisation
Le texte propose de reconnaître officiellement la colonisation comme un crime, avec une mention particulière pour le massacre du 17 octobre 1961 à Paris. L’abrogation de la loi de 2021 dite « séparatisme » figure également parmi les engagements.
Les perspectives électorales du mouvement
Si Jean-Luc Mélenchon pourrait se qualifier pour le second tour d’une élection présidentielle, les données actuelles suggèrent qu’il serait battu par Marine Le Pen lors d’un affrontement direct.
Cette configuration électorale place le mouvement face à un défi stratégique majeur pour convaincre au-delà de son socle électoral traditionnel.
