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Le dossier judiciaire visant l’animateur radio Cauet, mis en examen pour plusieurs viols et agressions sexuelles, vient de prendre un tournant dramatique. L’une des femmes ayant accusé l’animateur de l’avoir violée alors qu’elle était mineure a mis fin à ses jours à l’âge de 28 ans, plongeant les associations de défense des victimes dans une profonde tristesse.
Une jeune femme victime de violences sexuelles retrouvée morte
Julie Ollivier s’est donné la mort récemment, deux ans après avoir déposé plainte contre l’animateur vedette. C’est elle qui avait officiellement saisi la justice en novembre 2023, dénonçant des faits de viol remontant à 2014.
Selon ses accusations, elle aurait été agressée sexuellement par Cauet à Genève alors qu’elle n’avait que 16 ans. Ses plaintes couvraient également d’autres faits s’étalant jusqu’en 2022.
La famille se constitue partie civile
Face à ce drame, les proches de Julie Ollivier ont annoncé leur décision de se constituer partie civile dans le cadre de l’instruction judiciaire en cours contre l’animateur. Une démarche symbolique pour poursuivre le combat qu’elle avait engagé.
La jeune femme avait récemment déposé une nouvelle plainte en juillet 2025 pour cyberharcèlement, atteinte à l’intimité de sa vie privée, violation du secret de l’instruction et recel, témoignant de la pression qu’elle subissait.
Cauet mis en examen pour de multiples accusations
L’animateur radio fait l’objet d’une information judiciaire instruite à Paris. Il a été mis en examen en mai 2024 pour des faits de viols et d’agression sexuelle qui se seraient déroulés entre 1997 et 2014.
Les charges retenues contre lui incluent également la corruption de mineurs entre janvier 2014 et septembre 2016. L’affaire concerne plusieurs victimes présumées : des adolescentes et une femme adulte.
L’animateur conteste fermement
Cauet réfute catégoriquement l’ensemble des accusations portées contre lui. Il a lui-même déposé plainte contre Julie Ollivier pour diffamation, tentative d’extorsion et cyberharcèlement.
L’animateur a été interrogé pour la première fois en octobre 2026 depuis sa mise en examen, dans le cadre de cette procédure judiciaire toujours en cours.
L’émotion des associations de défense des victimes
Emmanuelle Dancourt, représentante de l’association MeToo Media, a exprimé son choc et sa profonde tristesse face à cette disparition tragique. L’organisation, qui accompagnait Julie Ollivier, promet de poursuivre le combat.
Me Helin Köse, avocate de la victime, a également fait part de son « immense tristesse » suite au décès de sa cliente. MeToo Media continue son action en hommage à Julie, déterminée à soutenir toutes les victimes de violences sexuelles dans les médias.
Ce décès soulève de nouvelles questions sur l’accompagnement des victimes dans les affaires médiatisées et la violence des procédures judiciaires pour les personnes ayant subi des traumatismes.
