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En Allemagne, une maison de naissance est contrainte de revoir son fonctionnement après la plainte d’un voisin se disant gêné par les cris des femmes en travail. Un conflit local qui soulève des questions sur la coexistence des services de maternité urbains et le droit au calme des riverains.
Un litige aux conséquences graves pour le centre
La structure de santé en question, située à Trèves, se voit privée de l’usage de sa salle d’accouchement principale, une décision qui a pris de court les responsables de l’établissement. « Cette décision nous a choqués. Nous ne pouvons plus accueillir autant de femmes », confie Sarah Wolff, codirectrice du centre, au média Tagesspiegel.
La justice au centre des préoccupations
Le plaignant habite à environ dix mètres de la salle où se déroulent les naissances. Après avoir porté l’affaire devant les tribunaux, un accord a été trouvé avant la décision judiciaire : la salle n’accueillera plus d’accouchements mais sera utilisée pour des soins prénatals. Bien qu’une issue ait été trouvée, aucune sentence formelle n’a été prononcée.
Des cris « rares et brefs »
Les responsables de la maison de naissance précisent que les cris émis par les femmes accouchant sont rares et se produisent seulement « juste au moment où la tête sort », affirmant également que les fenêtres restent habituellement closes. Cette précision met en lumière la gestion du bruit au sein des établissements de santé en zone résidentielle.
La quête d’une solution durable
La codirectrice Lisa Brauns exprime la détermination de l’établissement à trouver une solution insonorisante afin de continuer à offrir un service complet à sa clientèle. Pour financer les nécessaires travaux d’insonorisation, la maison de naissance fait appel à des dons, dépendant de la générosité des soutiens à travers l’Allemagne.
