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Une attaque au couteau a frappé le lycée horticole d’Antibes mercredi, faisant deux blessés et révélant des liens inquiétants avec un précédent projet de tuerie de masse. L’assaillant, déjà connu des autorités, aurait agi avec des complices. L’affaire soulève de graves questions sur le suivi des individus potentiellement dangereux dans le milieu scolaire.
Un acte violent aux conséquences heureusement limitées
L’attaque s’est déroulée mercredi après-midi au sein du lycée horticole d’Antibes. Ekin A., ressortissant turc, s’est introduit dans l’établissement armé d’un couteau et a agressé deux personnes.
Un lycéen de 16 ans a d’abord été pris pour cible avant que l’assaillant ne s’en prenne à une enseignante d’anglais de 52 ans, qui a été gravement blessée lors de l’agression.
Les forces de l’ordre ont découvert un sac à dos contenant une seconde arme blanche sur les lieux, suggérant une attaque potentiellement plus étendue.
Un réseau de soutien démantelé
Des arrestations dans plusieurs départements
Suite à cette agression, les enquêteurs ont rapidement élargi leurs investigations. La petite amie de l’assaillant a été interpellée et placée en garde à vue en Normandie, loin du lieu de l’attaque.
Les autorités soupçonnent cette jeune femme d’avoir apporté un soutien actif au projet violent d’Ekin A. Un troisième individu a également été arrêté dans le département du Var, confirmant la dimension collaborative de ce projet.
Des troubles psychiatriques identifiés
Selon les informations recueillies, la petite amie de l’assaillant présenterait des troubles psychiatriques significatifs. Une source proche de l’enquête la décrit comme étant « dans le même délire » qu’Ekin A., partageant manifestement ses intentions violentes.
Une source policière révèle que malgré les mesures prises lors de leur première arrestation, « les deux jeunes gens ont réussi à entrer en contact et à se monter le bourrichon », s’encourageant mutuellement dans leur projet destructeur.
Un précédent inquiétant non résolu
Un projet déjà déjoué l’année précédente
Ce qui rend cette affaire particulièrement préoccupante, c’est qu’Ekin A. et sa petite amie avaient déjà été appréhendés l’année dernière pour un projet similaire visant le même établissement scolaire. L’information judiciaire concernant cette première affaire est toujours en cours.
Cette récidive soulève d’importantes questions sur l’efficacité des mesures préventives mises en place après la première tentative et sur le suivi des individus identifiés comme potentiellement dangereux.
Un profil sous surveillance mais pas pour radicalisation
Bien qu’Ekin A. soit fiché S, les autorités précisent qu’il n’est pas inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Il n’était pas non plus suivi pour des liens avec le djihadisme.
La sous-direction antiterroriste (Sdat) reste néanmoins vigilante et suit de près les avancées de cette enquête, sans pour autant qualifier l’acte de terroriste à ce stade.
Poursuites judiciaires en cours
L’assaillant est actuellement en garde à vue pour « introduction armée dans un établissement scolaire » et « tentative d’assassinat », des chefs d’accusation qui reflètent la gravité des faits.
Les investigations se poursuivent pour déterminer avec précision le rôle de chaque personne impliquée et comprendre comment ce projet violent a pu être planifié malgré la vigilance des autorités après le premier incident.
