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Une spectaculaire évasion a secoué la maison d’arrêt de Dijon fin novembre, plongeant dans l’angoisse une victime de violences conjugales et déclenchant une vaste opération policière. Deux détenus considérés comme dangereux ont réussi à s’échapper du quartier disciplinaire en sciant les barreaux de leurs cellules, soulevant de sérieuses questions sur la sécurité de l’établissement pénitentiaire.
Une évasion minutieusement préparée
Le 27 novembre dernier, l’alerte a été donnée vers 7 heures du matin à la maison d’arrêt de Dijon. Deux détenus, placés dans le quartier disciplinaire, manquaient à l’appel. Les surveillants ont rapidement constaté que les barreaux de leurs cellules avaient été sciés, permettant aux deux hommes de s’évader en utilisant des draps pour descendre le long du mur.
Cette évasion, visiblement préparée avec soin, a immédiatement déclenché une vaste opération de recherche dans toute la région.
Le profil inquiétant des évadés
Un homme violent rapidement rattrapé
L’un des fugitifs, âgé de 32 ans, était incarcéré pour des faits particulièrement graves. En détention provisoire pour violences conjugales, il était accusé d’avoir crevé l’œil de son ex-compagne avec une fourchette. Cette dernière a vécu l’annonce de l’évasion comme un véritable choc.
« Elle a pensé qu’il s’était évadé pour s’en prendre à elle », a expliqué son avocate, Me Marjory Weiermann. La victime s’est dite « stupéfaite qu’on puisse s’évader aussi facilement » et a ressenti une intense « panique » en apprenant la nouvelle.
La cavale de cet homme n’aura cependant pas duré longtemps. Dès le lendemain, le 28 novembre, il a été interpellé dans un bar de la commune de Bey. Il a été immédiatement mis en examen « pour évasion en bande organisée » et replacé en détention provisoire.
Un jeune délinquant toujours en fuite
Le second évadé, bien plus jeune mais au parcours déjà chargé, reste introuvable. Âgé de seulement 19 ans, il est considéré comme particulièrement dangereux par les autorités. Son casier judiciaire compte déjà une dizaine de condamnations pour des faits de violences aggravées et enlèvement.
Au moment de son évasion, il était mis en examen pour des charges extrêmement graves : tentative d’assassinat et association de malfaiteurs. Les forces de l’ordre ont lancé un appel à la vigilance, recommandant de ne pas tenter d’intercepter ce fugitif en cas de rencontre.
Le réseau de complicité démantelé
L’enquête a rapidement progressé, permettant d’identifier plusieurs complices présumés. Une opération policière menée à Besançon a conduit à l’interpellation d’un proche du fugitif de 19 ans, lui-même ancien détenu du même âge. Il a été arrêté pour complicité d’évasion et association de malfaiteurs.
Une femme de 25 ans, soupçonnée d’avoir facilité la fuite des évadés en les transportant dans son véhicule, a également été appréhendée. Mise en examen pour « complicité d’évasion en bande organisée » et « association de malfaiteurs », elle a été placée en détention provisoire.
Lors de son audition, cette dernière a affirmé avoir été trompée : « l’homme l’ayant appelée lui avait déclaré qu’il avait été libéré légalement de détention et qu’il était accompagné d’un ami ». Des drones ont été découverts à son domicile, mais elle conteste formellement qu’ils aient pu servir à des livraisons illicites en prison.
Des questions sur la sécurité pénitentiaire
Cette évasion spectaculaire soulève de nombreuses interrogations concernant la sécurité dans les établissements pénitentiaires français. Comment deux détenus, dont l’un particulièrement dangereux, ont-ils pu se procurer des outils pour scier des barreaux alors même qu’ils se trouvaient dans le quartier disciplinaire, théoriquement soumis à une surveillance renforcée?
L’enquête se poursuit activement pour retrouver le second fugitif, toujours en fuite. Les autorités maintiennent la plus grande vigilance, conscientes de la dangerosité potentielle de cet individu au lourd passé judiciaire.

Œil pour Œil,Main pour Main, avec des tarés pareil ,les drones, s’était peut-être des cadeaux de Noël, ?. 😜