
Crédit image @adobe stock / Scène de crime
Un crime d’une rare violence secoue la ville de Maurepas (Yvelines). Une femme de 42 ans, infirmière de profession, a été retrouvée poignardée à mort dans son domicile, son corps gisant dans une mare de sang. Son mari, Ali, 61 ans, principal suspect, a été mis en examen pour meurtre par conjoint et placé en détention provisoire après 48 heures de garde à vue.
Un crime découvert par un enfant
Le drame s’est joué jeudi en fin d’après-midi, au sein du domicile familial situé avenue du Béarn. C’est la fille du couple, âgée de 10 ans, qui a fait la macabre découverte : sa mère, Rim, était allongée au sol, poignardée à la gorge, entre le lit et le mur de la chambre conjugale. Une scène insoutenable pour l’enfant, témoin involontaire de cet acte d’une extrême brutalité.
Alertés, les secours n’ont pu que constater le décès de la victime. Les forces de l’ordre ont immédiatement ouvert une enquête pour homicide.
Une version contestée par l’enquête
Ali, le mari de la victime, a raconté aux policiers qu’il était parti se promener avec ses enfants et qu’à son retour, il aurait trouvé la porte entrouverte et découvert le corps de son épouse. Il a évoqué la piste d’un cambriolage ayant mal tourné, avançant que des bijoux avaient été déplacés.
Mais cette explication est rapidement mise à mal par les constatations des enquêteurs. Aucune trace d’effraction n’a été relevée et les éléments matériels ne corroborent pas l’hypothèse d’un vol ayant dégénéré.
Un passé conjugal marqué par les tensions
Au fil des investigations, un contexte de tensions conjugales apparaît. Rim avait fait part de son souhait de divorcer, ce que son mari n’aurait pas accepté. Un témoignage accablant vient renforcer les soupçons : Ali aurait confié à une personne de son entourage « Si elle me quitte, je la tue. »
Lors de son déferrement devant le juge, l’homme a assuré être « abattu par ce drame », mais a nié toute implication dans le meurtre de sa femme.
Une détention pour protéger les enfants
Face aux éléments accablants, le juge des libertés et de la détention a décidé de placer Ali en détention provisoire. Une mesure qui vise également à protéger les enfants du couple, âgés de 17, 10 et 5 ans, désormais confiés à des membres de la famille.
Le protocole d’accompagnement des enfants témoins d’homicides conjugaux a été déclenché afin de les aider à surmonter ce traumatisme. L’autopsie de la victime, prévue ce lundi à l’institut médico-légal de Garches (Hauts-de-Seine), devrait permettre d’apporter des précisions supplémentaires sur les circonstances du drame.