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Le monde des pompes funèbres se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire troublante. Un ancien salarié accuse son ex-employeur, le géant français du secteur, de pratiques indignes envers les corps des défunts. Des témoignages glaçants qui soulèvent des questions éthiques fondamentales sur le respect dû aux morts.
Des accusations qui ébranlent le secteur funéraire
Jonathan, 41 ans, s’est retrouvé sur le banc des accusés pour diffamation après avoir dénoncé des pratiques qu’il juge inacceptables. Ancien employé du groupe Funecap, leader français du secteur funéraire, il maintient fermement ses accusations malgré les poursuites engagées contre lui.
Le quadragénaire affirme avoir été témoin de scènes choquantes durant son emploi de plusieurs mois au sein de l’entreprise. Selon lui, on lui aurait demandé de « briser les os des défunts » pour les faire « rentrer dans un cercueil trop petit ».
Témoignages accablants et pratiques contestées
Pour étayer ses accusations, Jonathan ne se contente pas de son seul témoignage. Il a recueilli les déclarations d’autres employés qui décrivent des situations tout aussi troublantes.
Parmi les pratiques dénoncées, certains auraient été contraints de « couper un bracelet pour le changer car le mauvais corps est parti deux jours plus tôt à la crémation ». D’autres auraient rempli un caveau de « pommes de pin » par manque de temps pour installer correctement le corps du défunt.
Des méthodes brutales envers les défunts
Les témoignages recueillis par Jonathan évoquent également des comportements d’une violence difficilement imaginable. Il raconte avoir personnellement vu un collègue « frapper sur le capot du cercueil avec une masse car le front du défunt empêchait la fermeture ».
Plus troublant encore, certains employés auraient adopté des méthodes expéditives pour faire entrer les corps dans des cercueils inadaptés, allant jusqu’à « sauter à pieds joints directement sur les jambes des morts ».
Jonathan assure avoir alerté sa hiérarchie sur ces « défaillances », sans obtenir de réponse satisfaisante.
La défense du groupe funéraire
Face à ces accusations graves, Funecap contre-attaque en portant plainte pour diffamation contre son ancien employé.
Bastien Mirault, directeur général de l’entreprise, réfute catégoriquement ces allégations qu’il qualifie d’« infondées et sans preuve ». S’il reconnaît que des erreurs comme des inversions de corps peuvent occasionnellement se produire, il assure qu’il s’agit d’erreurs humaines isolées et non de pratiques institutionnalisées au sein du groupe.
Une bataille juridique engagée
L’avocate de Funecap, Me Lorraine Gay, ne mâche pas ses mots concernant Jonathan. Elle estime qu’il « raconte n’importe quoi » et l’accuse de chercher délibérément à nuire à son ancien employeur. À ce titre, elle réclame 3 000 euros de dommages et intérêts.
De son côté, Me Ilyacine Maaloui, qui défend Jonathan, plaide la relaxe pour son client. L’avocat affirme que le but de son client était simplement de « dénoncer des conditions de travail délétères ». Pour appuyer cette défense, il met en avant l’existence de six témoignages qui viendraient corroborer les déclarations du prévenu.
Le tribunal rendra sa décision le 10 octobre prochain, mettant un terme à cette affaire qui jette une lumière crue sur les coulisses d’un secteur rarement exposé au regard public.

Un membre de ma famille a travaillé pour ce groupe et je confirme que ce que dit ce monsieur « casser les os pour faire rentrer les corps dans les cercueils est vrai ! ». Triste monde…
Si tout cela est vrai, j’espère que les sanctions seront exemplaires.
Malheureusement dans la société dans laquelle nous vivons, plus aucun respect de rien,donc pas étonnant que cela puisse arriver dans certaines entreprises, ils trouveront toujours des tarés pour effectuer se genre de besogne.
Sans parler du Trafic d’ implants en Titane type genoux, retirés au noir, pour la revente aux Hôpitaux, pour une nle personne