
Gérard Depardieu ©Wikimedia
Le procès de Gérard Depardieu, accusé d’agressions sexuelles sur deux femmes lors du tournage du film «Les Volets verts» en 2021, s’est ouvert lundi 24 mars au tribunal correctionnel de Paris. Dès l’entame des débats, son avocat, Me Jérémie Assous, a plaidé pour l’annulation complète de la procédure, dénonçant une enquête qu’il juge «bâclée» et des «méthodes staliniennes» employées par le parquet. Il a également critiqué des «erreurs grossières» dans le dossier, estimant que ces irrégularités devraient conduire à l’annulation de l’ensemble de la procédure.
Condamné avant d’être écouté
Le procès de Gérard Depardieu, accusé d’agressions sexuelles sur deux femmes, s’est ouvert lundi 24 mars devant le tribunal correctionnel de Paris. Dès l’entame des débats, l’avocat de l’acteur, Me Jérémie Assous, a plaidé l’annulation complète de la procédure, dénonçant une enquête qu’il qualifie de bâclée et entachée de «méthodes staliniennes» de la part du parquet de Paris. Il reproche notamment au ministère public de ne pas avoir respecté le principe du contradictoire en plaçant immédiatement son client, âgé de 76 ans, en garde à vue. Les deux plaignantes, Amélie, 54 ans, décoratrice, et Sarah, 34 ans, assistante réalisatrice, accusent le comédien d’agression sexuelle, de harcèlement sexuel et d’outrages sexistes survenus durant le tournage du film. Selon leurs témoignages, l’acteur aurait eu des gestes déplacés et tenu des propos obscènes à leur encontre. Ces allégations s’inscrivent dans un contexte où plusieurs femmes ont déjà porté des accusations similaires contre l’acteur, certaines procédures ayant été classées pour cause de prescription.
«Jamais, au grand jamais, je n’ai abusé d’une femme» dira Depardieu
Selon Mediapart, Sarah accuse l’acteur de 76 ans de lui avoir touché à deux reprises «la poitrine et les fesses» en août 2021. Amélie, quant à elle, expliquait que Gérard Depardieu aurait soudainement hurlé, lors d’une conversation, qu’il voulait un «ventilateur», car il ne pouvait «même plus bander» avec cette chaleur. Puis, il aurait assuré pouvoir «faire jouir les femmes sans les toucher». Toujours selon les dires de la décoratrice, il l’aurait «attrapée avec brutalité» et l’aurait «bloquée en refermant ses jambes sur [elle] comme un crabe». Depardieu lui aurait alors «pétri la taille, le ventre, en remontant jusqu’à [ses] seins», explique-t-elle. Il lui aurait également tenu des «propos obscènes» tels que «Viens toucher mon gros parasol, je vais te le fourrer dans la chatte». En marge du procès, des tensions ont éclaté au sein du tribunal. L’actrice Anouk Grinberg, présente sur le tournage de «Les Volets verts» et témoin des faits présumés, a été expulsée de la salle d’audience après avoir protesté contre les arguments de la défense.
Avec un avocat véreux que les juges vont croire, il s’en sortira comme tjrs facilement…..