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Vanité et délinquance font rarement bon ménage. Deux adolescents originaires du Mée-sur-Seine l’ont appris à leurs dépens après avoir multiplié les effractions dans plusieurs communes de Seine-et-Marne. Leur passion pour l’auto-documentation de leurs méfaits, à grand renfort de photos et vidéos avec leur butin, a considérablement facilité le travail des enquêteurs.
Un duo qui sévissait près des gares
Les deux mineurs de 15 et 16 ans avaient mis en place un mode opératoire bien rodé. Se déplaçant principalement en train, ils ciblaient des habitations situées à proximité des gares ferroviaires dans tout le sud du département. Leur terrain de chasse s’étendait de Combs-la-Ville à Souppes-sur-Loing, en passant par Lieusaint, Moissy-Cramayel, Montereau, Moret-sur-Loing, Montigny-sur-Loing, Melun et Dammarie-les-Lys.
Le duo a ainsi commis pas moins de 18 cambriolages, causant un préjudice estimé à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une série d’infractions qui a pris fin avec leur arrestation le 7 octobre dernier.
Une enquête déclenchée par un cambriolage à Dammarie
L’affaire a débuté suite à un vol avec effraction perpétré le 31 juillet à Dammarie-les-Lys. Les investigations ont rapidement mené les policiers sur la piste des deux adolescents. Une perquisition au domicile du suspect de 16 ans, au Mée-sur-Seine, a permis de découvrir une cache contenant une partie des objets volés.
Mais c’est l’exploitation d’un téléphone portable dérobé qui s’est révélée particulièrement accablante. Les enquêteurs y ont découvert des centaines de photographies et vidéos montrant les adolescents en pleine action délictueuse, ou posant fièrement avec leur butin.
Un butin de luxe soigneusement documenté
Les cambrioleurs ne ciblaient pas n’importe quels objets. Leur préférence allait aux articles de maroquinerie haut de gamme et aux montres de prestige. Parmi les pièces dérobées figuraient des sacs Louis Vuitton, Prada et Chanel, ainsi que des montres Rolex et Audemars Piguet, autant d’objets de grande valeur qu’ils s’empressaient d’exhiber devant l’objectif.
Ces preuves visuelles, produites par les adolescents eux-mêmes, ont constitué des éléments à charge particulièrement accablants lors de leur comparution devant la justice.
Des sanctions judiciaires adaptées à leur âge
Le plus âgé des deux, âgé de 16 ans, a été condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois assortis d’un sursis probatoire de deux ans. Cette peine s’accompagne d’obligations strictes : suivi psychologique, poursuite de sa scolarité, indemnisation des victimes et interdiction de contact avec son complice.
Quant à l’adolescent de 15 ans, son affaire a été renvoyée au 28 mai 2026. Dans l’intervalle, il est soumis à un contrôle judiciaire incluant un couvre-feu, l’obligation de poursuivre sa scolarité et l’interdiction de communiquer avec son comparse.
