
crédit image @adobe stock / produits toxiques
Une employée de ménage de 51 ans a été victime d’un empoisonnement à répétition sur son lieu de travail, dans les locaux de la radio publique polonaise. L’enquête a révélé un acte prémédité, orchestré par une collègue, et une complicité troublante d’une troisième personne. Retour sur une affaire glaçante qui a secoué la capitale polonaise.
Des symptômes inquiétants à une découverte terrifiante
Tout a commencé lorsque Agnieszka T., une salariée de 51 ans, a commencé à ressentir de violents malaises. Après plusieurs consultations médicales, le diagnostic tombe : lésions internes causées par une substance toxique. Convaincue d’être victime d’un empoisonnement, elle se rend dans un commissariat de Varsovie pour déposer plainte. Très vite, le doute se porte sur son environnement professionnel, où elle partageait ses journées avec deux autres employées de ménage.
Une caméra discrète dévoile la vérité
Pour lever ses doutes, la victime décide d’agir : elle installe une caméra dans la salle de pause du siège de la radio publique polonaise. Ce qu’elle découvre confirme ses pires craintes. Pendant plusieurs jours, Małgorzata W., 56 ans, est filmée en train de verser des produits ménagers, dont de l’acide, dans sa tasse de thé. Les images sont transmises aux autorités, qui procèdent rapidement à l’arrestation de la suspecte.
Jusqu’à 20 ans de prison encourus
Face aux preuves, Małgorzata W. a été placée en détention provisoire pour une durée d’au moins trois mois. Elle est poursuivie pour tentative de blessures graves, un chef d’accusation qui pourrait lui valoir jusqu’à 20 ans d’emprisonnement, selon l’agence Polska Agencja Prasowa.
Une complice au téléphone durant les faits
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Elżbieta D., 68 ans, également employée de l’entreprise de nettoyage, a été identifiée comme complice passive. Selon la police, elle était au téléphone avec la principale suspecte lorsque cette dernière versait les produits chimiques dans la tasse de thé de la victime . Bien qu’elle n’ait pas directement participé à l’empoisonnement, son absence de dénonciation lui vaut d’être poursuivie. Elle risque jusqu’à trois ans de prison et a été placée sous contrôle judiciaire, avec interdiction d’entrer en contact avec les autres protagonistes.
Conflit au travail et licenciements immédiats
Les trois femmes travaillaient pour une société de nettoyage sous contrat avec la radio nationale. Des tensions entre les employées pourraient avoir été à l’origine du passage à l’acte. Lors de la perquisition, la police a découvert des produits toxiques, des bouteilles contenant des substances suspectes et divers objets pouvant servir de preuves. L’entreprise employeuse, contactée par TVN 24, a affirmé avoir rompu immédiatement les contrats des deux suspectes dès que leur implication a été connue.
En taule et pour 20 ans fermes en Silésie ! 🙁