
Crans-Montana Skieurs
Le terrible drame du Nouvel An qui a coûté la vie à 40 personnes dans un bar de la station valaisanne connaît un nouveau développement. Après les propriétaires de l’établissement, c’est désormais un ancien responsable de la sécurité communale qui est visé par une procédure judiciaire.
Une nouvelle enquête ouverte
Le parquet du Valais a élargi son investigation en ouvrant une enquête pénale contre un ancien chargé de sécurité de la commune de Crans-Montana. Cet homme, qui avait participé à plusieurs contrôles incendie dans le bar Le Constellation, doit être entendu par les enquêteurs le 9 février prochain. Les autorités n’ont toutefois pas encore précisé la nature exacte des charges retenues contre lui.
Cette nouvelle procédure s’ajoute à celle déjà en cours contre les propriétaires de l’établissement.
Retour sur le drame meurtrier
La nuit du Nouvel An a tourné au cauchemar lorsqu’un violent incendie s’est déclaré dans le bar Le Constellation, faisant 40 morts et 116 blessés. Les victimes étaient majoritairement des adolescents et jeunes adultes, dont plusieurs ressortissants français et italiens.
Selon les premiers éléments de l’enquête, des étincelles provenant de bougies « fontaine » auraient enflammé la mousse insonorisante installée au plafond, provoquant une propagation rapide du feu dans l’établissement bondé.
Les propriétaires dans le viseur de la justice
Jacques et Jessica Moretti, les propriétaires français du bar,
font l’objet d’une instruction pénale pour plusieurs chefs
d’accusation :
– Homicide par négligence
– Lésions corporelles par négligence
– Incendie par négligence
Jacques Moretti a été placé en détention provisoire avant d’être libéré contre le versement d’une caution. Les deux propriétaires restent soumis à des mesures de contrainte dans l’attente de la suite de la procédure.
Tensions diplomatiques suite au drame
La libération de Jacques Moretti a provoqué une vive réaction en Italie, pays dont sont originaires plusieurs victimes. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a exprimé sa « vive indignation » face à cette décision.
Les autorités italiennes ont formulé une demande précise : la création d’une équipe conjointe d’enquête italo-suisse. Cette requête est devenue une condition sine qua non pour le retour de l’ambassadeur italien en Suisse, rappelé en consultation.
La réponse suisse
Face à cette situation diplomatique tendue, la Suisse a fait savoir qu’elle comprenait l’émotion suscitée en Italie et partageait la volonté de mener une enquête approfondie et professionnelle.
Une demande officielle d’entraide judiciaire italienne, reçue le 13 janvier, a déjà été transmise au ministère public valaisan, démontrant la volonté de coopération entre les deux pays.
Hommages aux victimes
Pendant que l’enquête se poursuit, différentes initiatives commémoratives prennent forme. Un moment de silence est prévu lors des prochaines épreuves de Coupe du Monde de ski alpin à Crans-Montana.
Par ailleurs, une délégation de skieuses italiennes s’est déjà rendue près du lieu du drame pour se recueillir avant leur compétition, témoignant de l’émotion toujours vive suscitée par cette tragédie.
