
Éric Ciotti ©Alamy
La cinquième ville de France bascule dans un nouveau chapitre politique. L’élection municipale à Nice s’est conclue par une victoire sans appel de l’allié du Rassemblement national, bouleversant ainsi plusieurs décennies de gouvernance locale. Le scrutin marque un tournant historique pour la capitale azuréenne.
Une victoire nette au second tour
Avec 46,2% des suffrages exprimés, Éric Ciotti s’impose comme le nouveau maire de Nice. Cette victoire confirme la dynamique amorcée lors du premier tour et établit une avance significative sur ses concurrents.
Christian Estrosi, le maire sortant, obtient 38,1% des voix tandis que la candidate écologiste Juliette Chesnel-Le Roux termine avec 15,7%. L’écart de plus de huit points illustre l’ampleur de la défaite du maire sortant.
La fin d’une ère pour Christian Estrosi
À 70 ans, Christian Estrosi visait un quatrième mandat à la tête de la municipalité niçoise. Cette défaite sonne probablement comme le glas de sa longue carrière politique, marquée par plusieurs mandats successifs dans la cité méditerranéenne.
Le choix de la liste écologiste-socialiste-communiste de se maintenir au second tour a fragmenté les voix de l’opposition, sans toutefois modifier l’issue du scrutin en faveur du maire sortant.
Une campagne sous haute tension
La course à la mairie s’est déroulée dans un climat délétère, marqué par des conflits internes et de multiples polémiques. Éric Ciotti a su consolider sa position grâce à des alliances stratégiques avec diverses personnalités, dont Jean-Marc Governatori et Jean-Pierre Rivère.
Le contexte s’est encore tendu avec la découverte d’une tête de cochon devant le domicile du couple Estrosi. Cet incident, entouré de soupçons de manipulation, a ajouté une dimension controversée aux dernières semaines de campagne.
Des accusations croisées
Les candidats se sont mutuellement accusés de manipulation tout au long de la campagne. Ces tensions ont contribué à créer un climat électoral particulièrement hostile, rare pour une élection municipale.
L’alliance avec le Rassemblement national confirmée
La victoire d’Éric Ciotti, allié au Rassemblement national, matérialise un basculement politique majeur pour Nice. Cette alliance, assumée dès le premier tour, a trouvé un écho favorable auprès d’une large partie de l’électorat niçois.
Installation du nouveau conseil municipal
La passation de pouvoir et l’installation du nouveau conseil municipal sont programmées pour le 27 mars. Cette date marquera officiellement le début du mandat d’Éric Ciotti à la tête de la mairie de Nice.
L’ensemble des élus fraîchement désignés prendront alors leurs fonctions, inaugurant ainsi une nouvelle gouvernance pour la ville azuréenne.
