Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure, 16 octobre 2022 ©Alamy
L’ennemi de La France insoumise n’est plus la droite mais bien le Parti socialiste. Pour les dirigeants d’extrême gauche, il faut détruire cette formation. Il y a eu bien sûr les différentes prises de positions sur le Hamas et les groupes terroristes en général. Il y a eu les défaites politiques des insoumis dans les élections partielles depuis le 7 juillet. Mais, c’est bien l’absence de soutien des socialistes durant les votes des motions de censure portées par les insoumis qui les conduisent à cette détestation de leurs alliés au sein du NFP. Pourtant, si les socialistes persistent dans cette voie et reviennent vers les idéaux d’une gauche républicaine, c’est bien les insoumis qui auront tout à perdre dans cette guerre au sein du cartel des gauches.
La rupture entre le Parti Socialiste et La France Insoumise est inéluctable
Néanmoins, celle-ci n’est toujours pas consommée. Ravivant la guerre des gauches, la tension a atteint son paroxysme mercredi soir, lorsque LFI a diffusé un visuel mêlant le visage d’Olivier Faure, leader du PS, à celui de Marine Le Pen, surplombé du portrait d’Emmanuel Macron. Ce visuel, accompagné du titre «les nouvelles alliances», visait à dénoncer les 60 députés socialistes qui n’avaient pas voté la motion de censure contre le budget de François Bayrou. Pour LFI, cette non-censure représente une trahison impardonnable. Le NFP n’est pas épargné par cette crise car au milieu des deux mastodontes du groupe parlementaire, on retrouve les Écologistes et les communistes. Si, ni l’un ni l’autre, ne portent dans leur cœur Mélenchon et ses adeptes, ils craignent bien de perdre leurs sièges aux prochaines élections sans le soutien des insoumis. Alors que cette alliance avec l’extrême gauche proche des mouvements islamistes avait déjà montré des signes de faiblesse, cette nouvelle attaque de LFI contre le PS semble marquer la fin du projet commun.
Les insoumis se sentent trahis par les socialistes
Selon LFI, le PS a osé négocier avec François Bayrou dans leur dos et ne s’est pas opposé au budget. Au-delà des concessions obtenues, LFI qualifie ce budget d’«inacceptable», et les socialistes de «traîtres» et «coupables». De leur côté, les socialistes réagissent en dénonçant la fébrilité des Insoumis, qui viennent de subir plusieurs défaites électorales. Pour eux, ce divorce témoigne de la montée en puissance du PS, qui pourrait bientôt dépasser LFI en nombre de députés. Comme l’a expliqué Emmanuel Grégoire, député PS de Paris, «le Nouveau Front populaire est une alliance dans laquelle chaque parti conserve son autonomie stratégique. Ce n’est pas une instance dominée par un clan et son chef». Une nouvelle démonstration que Mélenchon et ses élus n’effraient plus comme avant. Néanmoins, cette division relance les inquiétudes d’une gauche fragmentée à l’horizon 2027. Nicolas Thierry, député écologiste, appelle à l’unité, soulignant que la priorité doit être de faire face à l’extrême droite, plutôt que de s’engager dans une nouvelle guerre des gauches. Les tensions actuelles laissent entrevoir un avenir incertain pour une gauche unie et efficace face aux élections à venir. Cependant, le discours de l’écologiste va à l’encontre du PS qui a déjà dit souhaiter un candidat de gauche face à Mélenchon.
Tous les deux LFI et PS des naufrages de couillons intéressés…..
Tant mieux, pour le torchon …!
Toujours les mêmes racailles de lfi (le fion islamiste) à QI monochiffre ! 🙁
Ils ne sont que chaos et anarchie !
il faut isoler et réduire lfi (le dealer boyart a déjà étét écarté) ! 🙂