
François Bayrou ©Alamy
L’échiquier politique de Pau se prépare à un nouveau bouleversement. Alors que les élections municipales approchent, les candidatures se précisent et les stratégies s’affinent. La gauche tente de s’organiser pour reconquérir une ville qu’elle a dirigée pendant plus de quatre décennies, tandis que le maire actuel, fragilisé par son récent passage à Matignon, n’a pas encore officialisé ses intentions.
Une union de la gauche face au maire sortant
Jérôme Marbot entre officiellement dans l’arène électorale paloise. Le candidat peut compter sur un large soutien à gauche pour tenter de ravir la mairie à François Bayrou lors des élections municipales de mars prochain. Pas moins de cinq formations politiques ont décidé de s’unir derrière sa candidature : le Parti socialiste, le Parti communiste, Génération.s, Génération écologie et l’Après (anciennement La France Insoumise).
Cette coalition affiche clairement son ambition : mettre fin aux onze années de règne de François Bayrou sur la capitale béarnaise. Pour la gauche, l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de reconquérir une ville qu’elle a dirigée sans interruption de 1971 à 2014.
Des divisions qui persistent
Malgré cette apparente union, la gauche paloise n’est pas totalement rassemblée. Silvano Marian, représentant de La France Insoumise, a également annoncé sa candidature, créant une première division dans le camp opposé à François Bayrou.
Par ailleurs, d’autres formations politiques n’ont pas encore dévoilé leurs intentions. Les Écologistes et Place publique restent dans l’expectative, ce qui pourrait encore modifier le paysage électoral avant le scrutin de mars.
Un maire sortant fragilisé
François Bayrou, maire de Pau depuis 2014, n’a pas encore officiellement déclaré s’il briguerait un nouveau mandat en 2026. Son récent passage à Matignon en tant que Haut-commissaire au Plan semble avoir entamé sa popularité locale.
Plusieurs controverses ont marqué cette période, notamment sa gestion jugée déficiente lors de l’ouragan qui a frappé Mayotte. Plus localement, son « défaut d’action » dans l’affaire des violences à Bétharram a été fortement critiqué.
L’affaire Bétharram, un enjeu de campagne
Jean-François Blanco, avocat représentant des victimes dans l’affaire des violences à Bétharram, estime que ce dossier « sera un marqueur de la campagne ». Cette affaire pourrait effectivement peser lourd dans les débats à venir.
De son côté, le candidat Jérôme Marbot n’a pas manqué de critiquer le bilan de François Bayrou. Dans ses déclarations à l’AFP, il a souligné que le passage du maire à Matignon a révélé « toutes les limites de sa méthode et de sa façon de penser le monde ».
Un retour aux sources pour la gauche ?
Pour le Parti socialiste et ses alliés, ces élections représentent une opportunité de renouer avec l’histoire politique de Pau. Après avoir dirigé la ville pendant plus de quarante ans, de 1971 à 2014, les socialistes espèrent pouvoir reprendre les commandes de la municipalité.
La campagne qui s’annonce promet d’être intense, avec des enjeux qui dépassent le simple cadre local. Entre bilan municipal, affaires sensibles et recompositions politiques, les Palois s’apprêtent à vivre une période électorale particulièrement animée.

A Pau on va encore avoir le schéma politique traditionnel : on n’a rien à proposer donc on essaie de démontrer que l’adversaire est plus nul, ça fait un peu léger comme programme mais ça marche.
On est nul mais lui encore plus !!!!