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Les électeurs de Villejuif ont tranché ce dimanche 22 mars 2026. Dans une triangulaire marquée par l’échec des discussions entre le centre et la droite, le maire sortant communiste a su tirer profit d’une stratégie d’alliance efficace avec les forces de gauche pour décrocher un nouveau mandat à la tête de cette commune du Val-de-Marne.
Un succès net au second tour
Avec 46,02% des suffrages exprimés, Pierre Garzon (PCF) s’impose largement face à ses deux adversaires. La candidate centriste Christel Esclangon (MoDem) termine en deuxième position avec 28,03% des voix, tandis que Franck Conquet (divers centre) récolte 25,95%.
Cette victoire confortable contraste avec le score du premier tour, où le maire sortant n’avait obtenu que 24,1% des suffrages le 15 mars dernier. Un écart significatif qui témoigne de l’efficacité de sa stratégie d’union.
L’union de la gauche, clé de la réélection
Entre les deux tours, Pierre Garzon a réussi à fédérer l’ensemble des forces progressistes autour de sa candidature. Cette alliance stratégique s’est révélée déterminante pour basculer le rapport de forces en sa faveur.
Le maire communiste a ainsi bénéficié du ralliement de Djamel Arrouche (LFI), qui avait obtenu 12,2% au premier scrutin, ainsi que de Sylvie Mantion (PS dissidente), créditée de 8,9%. Cette coalition lui a permis de constituer une majorité solide.
L’échec des négociations au centre-droit
Du côté de l’opposition, aucun rapprochement n’a pu être négocié entre Christel Esclangon et Franck Conquet durant l’entre-deux-tours. Cette absence d’accord entre le centre et la droite a mécaniquement favorisé le candidat de gauche dans une configuration triangulaire.
Au premier tour, les deux candidats affichaient des scores relativement proches : 20% pour la représentante du MoDem et 20,1% pour le candidat divers centre.
Un précédent déjà favorable en 2020
Cette victoire s’inscrit dans la continuité de 2020, année où Pierre Garzon avait conquis la mairie dans des conditions similaires. Lors de ce scrutin, il avait créé la surprise en renversant le rapport de forces entre les deux tours.
Bien que distancé au premier tour avec 26,29% contre 42,95% pour Franck Le Bohellec (ex-LR), le candidat communiste avait finalement été élu avec 51,89% des voix au second tour, contre 48,11% pour son adversaire.
Une stratégie d’alliances éprouvée
Déjà en 2020, Pierre Garzon avait bénéficié du soutien de plusieurs candidats de gauche : Natalie Gandais (EELV) avec 9,69%, Alain Weber (PS) qui totalisait 9,41%, et Élisabeth Arend (LFI) créditée de 4,87%.
À noter que Franck Le Bohellec, battu lors de cette élection, avait démissionné de ses fonctions deux ans plus tard pour se consacrer pleinement à ses activités professionnelles.
