
Le rapport choc du renseignement bouscule l'Élysée ©Alamy
Il ne faut pas se tromper sur les annonces de l’Élysée. En effet, Emmanuel Macron disposait de ce rapport depuis août 2024. Il a fallu que Bruno Retailleau décide de le déclassifier pour que le président de la République décide de réagir. Le rapport de 73 pages, rédigés par les services de renseignement, alerte sur la puissance des Frères musulmans sur le territoire national ainsi que sur leurs réseaux. De plus, la rhétorique employée par l’Élysée peut surprendre tant elle est proche de celle du Rassemblement national qui ne cesse d’alerter sur cette question depuis 20 ans. Jeudi 22 ami, sur France 2, dans les 4 Vérités, Marine Le Pen, ne manquera pas de le souligner avant d’ajouter qu’elle n’a rien appris de ce document.
Une implantation méthodique des islamistes
Le rapport, rédigé par les services du ministère de l’Intérieur, décrit un processus d’implantation méthodique des Frères musulmans dans plusieurs secteurs sensibles de la société française. Il s’agit, selon ses auteurs, d’une entreprise d’influence discrète mais structurée, visant à islamiser progressivement les esprits par le biais d’un «entrisme par le bas». Cette stratégie se déploie dans les lieux de culte, les associations, mais aussi dans l’école publique et privée. Le rapport qualifie cette présence de «menace pour la cohésion nationale».
Lors du Conseil de défense, convoqué mercredi 21 mai, Emmanuel Macron a demandé à son gouvernement de présenter, d’ici début juin, des mesures concrètes pour faire face à cette organisation. L’Élysée a précisé que les ministres de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et des Sports étaient tout particulièrement mobilisés. Ces secteurs sont désignés comme les plus exposés à cette stratégie d’influence. Selon les données des services de renseignement, 139 lieux de culte affiliés aux Musulmans de France ont été recensés sur le territoire national. Ces mosquées constitueraient la principale base d’action des Frères musulmans en France, bien que la fédération nie tout lien organique. En complément, 68 lieux de culte supplémentaires seraient «proches de la fédération» et répartis sur 55 départements.
Chaque vendredi, ces lieux rassemblent en moyenne 91.000 fidèles. En parallèle, 280 associations sont répertoriées comme rattachées à la mouvance, contre 53 seulement reconnues officiellement par la fédération. L’enseignement représente une cible stratégique du mouvement. Le rapport identifie 21 établissements scolaires liés à la mouvance en septembre 2023. Parmi eux, seuls cinq disposent d’un contrat d’association avec l’État. Trois d’entre eux sont affiliés à la Fédération nationale de l’enseignement privé musulman (Fnem). Les auteurs du rapport notent une volonté manifeste d’imposer des valeurs religieuses dans les contenus pédagogiques et dans l’environnement scolaire, contournant ainsi les principes de laïcité.
Beaucoup de discours, aucune action concrète
Ces révélations placent l’exécutif dans une position délicate. Depuis 2017, Emmanuel Macron a multiplié les déclarations sur la lutte contre le séparatisme. Il avait lui-même présenté la loi sur les principes de la République en 2021 comme un tournant décisif. Pourtant, le rapport démontre que ces mesures n’ont pas endigué l’influence croissante des Frères musulmans sur le terrain. En dévoilant ces informations, Le Figaro a mis en lumière une infiltration silencieuse que l’État avait choisi de ne pas rendre publique.
Face à la gravité des faits, la réaction présidentielle semble tardive. Bruno Retailleau, qui a obtenu la déclassification du rapport, s’interroge sur ce long silence. «Pourquoi avoir attendu neuf mois pour agir ?» demandera-t-il. Dans l’opposition, Jordan Bardella (RN) accuse l’exécutif de «complicité passive» et de «laxisme idéologique». À gauche, les critiques sont plus rares, certaines voix minimisant les conclusions du rapport. Au final, ce document marque l’échec d’une stratégie présidentielle fondée sur la communication plus que sur l’action. Malgré des signaux d’alerte répétés, Emmanuel Macron n’a pas su enrayer cette progression. En sollicitant aujourd’hui un plan d’action en urgence, il admet implicitement que l’État a été dépassé sur un sujet pourtant central pour la cohésion nationale.

Quand je disais que l’islam est déjà au pouvoir dans ce pays …. J’avais dit quand Hollande a été élu : -« si Hollande est élu, avant dix ans nous serons sous gouvernance islamique ». Et bien nous y sommes, pas officiellement, bien sûr, mais vous constaterez qu’ils se sont infiltrés dans tous les domaines et dans toutes les instances et à tous les niveaux. Donc officieusement, ils nous mènent par le bout du nez depuis déjà longtemps, sans que personne veuille le voir. Tout s’est mis en place discrètement avec la complicité de la gauche qui s’est unie pour faire barrage au RN qui représente le pavé dans l’engrenage de leurs petites magouilles. La seule chose que la gauche n’a pas anticipé et refuse toujours de le comprendre, c’est que lorsque les islamistes seront officiellement au pouvoir, ceux qui les auront aidés à l’obtenir seront les premiers à être remerciés avec la tête en moins sur les épaules ! Mais quand on est têtu, bête et borné ….
La France est en train de partir à la derrive de plusieurs années avec l,islam à trop fermé les yeux aux bout d,un moment ont ne vois plus rien. Quand je vois à Rennes le nombres d,afghans qu,on a récupéré, quand on voit les gamines déjà voilé à 4 ans et les garçons avec les tenues traditionnelles ainsi que les parents, il ne faut pas être sorti de l,ENA,pour ce dire que l,intégration ne sera jamais possible, comment voulez-vous qu’un patron embauche dès gens comme ça source à emmerdes. Par contre pas de soucis la ville de Rennes leurs trouve des logements hlm,et pendant que des Français attendent des années. La belle politique de gauche l’est étranger avant, le Français après.
Macron veut surtout ne rien faire, le rapport sur les frères musulmans traîne sur son bureau depuis le mois d’août.
Et le projet d’entrisme islamique est connu depuis plusieurs décennies, et ceux qui le dénonçait ce sont fait insulter.
Voir le rapport Obin qui date de 2004.
Sans oublier Boualem Sansal que l’on écoutait en se bouchant les oreilles.