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Une employée de la sous-préfecture de Béziers est soupçonnée d’avoir délivré frauduleusement des titres de séjour à des narcotrafiquants marocains, accumulant ainsi un butin estimé à 400.000 €. Ce réseau de corruption a été démantelé par l’Office de lutte contre le trafic de migrants de Toulouse. La fonctionnaire, âgée d’une trentaine d’années et sans antécédents judiciaires, aurait délivré une quarantaine de documents authentiques mais obtenus de manière illégale. Ces titres de séjour étaient ensuite revendus à des ressortissants marocains, dont un baron de la drogue, pour environ 10.000 € chacun. L’employée a été interpellée le lundi 31 mars et devrait être suspendue de ses fonctions en attendant l’issue de la procédure judiciaire. Un de ses anciens supérieurs a également été arrêté pour négligence, voire complicité active.
Prévenue par les autorités marocaines
Les investigations ont débuté en 2022, lorsque les autorités marocaines ont signalé des déplacements suspects d’un ressortissant français entre le Maroc et la Haute-Garonne. L’Office anti-stupéfiants (OFAST) a identifié un baron de la drogue ainsi que plusieurs collaborateurs en France. Lors des perquisitions, une Mustang GT, une Maserati, d’autres véhicules de luxe et quatre appartements ont été saisis. Six personnes ont été incarcérées. En plus du trafic de stupéfiants, les enquêteurs ont découvert un trafic de faux documents d’identité permettant aux trafiquants de circuler librement. La fonctionnaire de la sous-préfecture de Béziers aurait délivré illégalement des titres de séjour, ensuite revendus à des ressortissants marocains. Ces titres de séjour vont être immédiatement réanalysés en vue de leur retrait.
Des problèmes graves de corruption active au sein des préfectures
Ce cas rappelle d’autres affaires similaires en France. En juin 2023, un agent de la préfecture de l’Isère et cinq complices présumés ont été placés en détention, soupçonnés d’avoir organisé un important trafic de titres de séjour qui aurait généré plus de sept millions d’euros de gains. L’agent, affecté au bureau du droit du séjour, générait la production et la délivrance indue de titres de séjour, effaçant ensuite les dossiers créés pour ne laisser aucune trace. Depuis 2020, plus de 250 titres de séjour avaient ainsi été édités, la plupart des bénéficiaires étant des Algériens ou des Tunisiens. Le tarif pouvait atteindre 35.000 € pour une carte de résident de 10 ans. Lors des perquisitions, plus de 300.000 € en espèces, plus de 400.000 € sur des comptes bancaires ainsi que six véhicules évalués à plus de 175.000 € ont été saisis.
En taule pour une trentaine d’années !!! Cela fera le plus grand bien à ce voyou !!!
Ne dites rien, la discrimination « positive » place des racailles « scandinazes » à des postes clé ??? 🙁
Une employée de la sous-préfecture de Béziers bien de chez nous qui traficote… 🙁
En taule et pour 20 ans fermes => enrichissement perso !!! 🙁