
Integration-Jeune-Migrant
En Eure-et-Loir, une situation paradoxale met en danger l’avenir de jeunes migrants devenus majeurs. Formés et intégrés professionnellement, ils font face à des procédures administratives qui menacent leur parcours d’insertion, soulevant des questions sur la cohérence des politiques migratoires et d’insertion professionnelle en France.
Des parcours d’intégration brutalement interrompus
Une dizaine de jeunes majeurs, anciennement pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance et actuellement hébergés par la Fondation des Apprentis d’Auteuil en Eure-et-Loir, se retrouvent aujourd’hui dans une situation administrative précaire.
Ces jeunes, arrivés mineurs sur le territoire français, ont été accompagnés vers des formations professionnelles et des apprentissages. Mais leur passage à la majorité les expose désormais à des mesures d’expulsion.
Le cas emblématique de Faratoma Kourouma
Parmi eux, Faratoma Kourouma, jeune Guinéen de 18 ans, illustre parfaitement cette situation paradoxale. Apprenti maçon, son parcours d’intégration professionnelle est exemplaire selon son employeur.
« C’est une perle, il est toujours à l’heure, poli avec nous comme avec les clients et c’est un gros bosseur. J’ai vu passer des tas d’apprentis qui n’avaient pas son niveau », témoigne Adrien Vergnaud, directeur de Vergnaud TP.
Pourtant, Faratoma a reçu une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), validée par le tribunal administratif d’Orléans. Bien qu’il attende encore le jugement sur le fond, cette décision n’est pas suspensive et l’empêche de poursuivre son activité professionnelle.
L’incompréhension des jeunes et des employeurs
Cette situation génère frustration et incompréhension, tant chez les jeunes concernés que chez leurs employeurs qui reconnaissent leur valeur professionnelle.
« En attendant, je ne peux pas travailler, c’est incompréhensible », déplore Faratoma, dont la formation et l’insertion se trouvent brutalement interrompues.
Son employeur, qui apprécie ses qualités professionnelles, se retrouve également démuni face à cette situation administrative. « J’ai beaucoup de chantiers, mais je ne peux pas le faire travailler au black », explique Adrien Vergnaud.
Un dispositif d’accueil et d’insertion remis en question
Le Château des Vaux, structure gérée par la Fondation des Apprentis d’Auteuil, accueille et forme environ 900 jeunes en difficulté, dont des mineurs non accompagnés d’origine étrangère. Ce dispositif d’insertion, pourtant reconnu pour son efficacité, se heurte aux rigidités administratives.
Christian Jacquemin, directeur régional Nord-Ouest de la Fondation, pointe les incohérences du système et les risques liés à ces ruptures de parcours pour des jeunes en voie d’insertion.
« Le souci, c’est qu’on prive de ressources des jeunes qui risquent de prendre des voies plus dangereuses, alors qu’ils ont toutes les chances de s’insérer », alerte-t-il.
Des pratiques administratives variables selon les territoires
La situation semble particulièrement tendue en Eure-et-Loir, mais les pratiques administratives varient considérablement d’un département à l’autre, créant des inégalités de traitement.
« Certains préfets de départements sont plus à cheval que d’autres sur les OQTF. Heureusement, on n’a plus de réintégrations que d’expulsions », précise Christian Jacquemin.
Cette hétérogénéité des pratiques administratives soulève des questions sur l’équité du traitement réservé à ces jeunes migrants et sur la cohérence des politiques publiques d’insertion.
Le cas de ces apprentis d’Auteuil illustre les contradictions d’un système qui, d’un côté, investit dans la formation et l’insertion de jeunes migrants et, de l’autre, compromet ces efforts par des décisions administratives rigides qui ignorent les parcours individuels d’intégration.

C’est la France, toujours pareil ceux qui font tout pour avoir une meilleure vie l,administration leurs créés des problèmes,et ceux qui viennent pour vivre sur la bête et commettent des délits aucun problème pour être régulariser. A vomir ce pays d,injustice.
Ben oui, il bosse, est intégré, poli, travailleur et a été formé par les apprentis d’Auteuil, fat le mettre dehors et je suis sur que celui la, contrairement à ces influenceurs qui pronent la désobéissance et le chaos en France, son pays d’origine va immédiatement l’accepter.