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La nomination d’un élu local à un poste stratégique dans une autre ville enflamme le débat au sein de la gauche. Entre accusations de carriérisme et défense d’un engagement politique moderne, l’affaire illustre les tensions persistantes entre anciens alliés du Nouveau Front populaire.
Une nomination qui fait polémique
Sahel Beriouni-Poitevineau, figure de l’opposition castraise et ancien candidat de « Castres en commun » sous l’étiquette socialiste, vient d’être désigné chef de cabinet du maire de Pau. Une promotion professionnelle qui ne passe pas inaperçue et suscite de vives réactions dans les rangs de La France insoumise.
La distance géographique entre les deux communes, séparées par plusieurs heures de route, alimente les critiques. Comment exercer pleinement un mandat local tout en assumant des responsabilités importantes dans une autre ville ?
LFI dénonce un abandon du terrain
Les Insoumis castrais n’ont pas tardé à réagir. Ils pointent du doigt ce qu’ils considèrent comme un « parachutage » et dénoncent une forme de carriérisme politique déconnecté des réalités locales.
Selon LFI, la présence physique régulière sur le territoire reste une condition indispensable pour exercer correctement un mandat d’élu local. Les critiques vont plus loin en accusant le Parti socialiste de déserter le terrain lorsque la municipalité n’est pas aux mains de leurs représentants.
Une présence remise en question
Pour les détracteurs, impossible de concilier efficacement les exigences d’un poste à haute responsabilité à Pau avec les obligations d’un élu castrais. Cette situation ravivent les tensions au sein d’une gauche locale déjà fragilisée.
Le principal intéressé monte au créneau
Face aux attaques, Sahel Beriouni-Poitevineau contre-attaque fermement. Il balaie les accusations d’abandon et assure pouvoir honorer ses engagements castrais grâce à une organisation rigoureuse de son emploi du temps.
L’élu dénonce ce qu’il qualifie de « procès d’intention » mené par ses adversaires politiques. Il défend une vision modernisée de l’engagement, où les parcours professionnels diversifiés enrichissent l’action politique plutôt qu’ils ne l’affaiblissent.
Une critique de la politique traditionnelle
Beriouni-Poitevineau va plus loin en pointant une conception archaïque de la vie politique. Selon lui, l’importance accordée aux parcours hybrides devrait primer sur une présence permanente qui ne garantit pas nécessairement l’efficacité.
Un projet associatif pour fédérer la gauche
Malgré la polémique, l’ancien candidat socialiste ne reste pas inactif sur le plan local. Il annonce la création de l’association « Castres en commun », destinée à rassembler les forces progressistes et citoyennes du territoire.
Des événements estivaux sont d’ores et déjà programmés, dans l’objectif de maintenir une dynamique militante et de prouver son ancrage local. Une initiative qui vise aussi à répondre concrètement aux accusations de désengagement.
